Plus de 20 agents de l’Institut national des préparations professionnelles (INPP) du grand Bandundu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) sont désormais outillés afin que l’ordre et la discipline émergent au sein de cette institution publique de ce coin du pays.

Une formation appelée ‘’Education ouvrière’’ a été organisée et animée par Etienne Mvula Pika, secrétaire provincial interprofessionnel de la Confédération syndicale du Congo (CSC) dans la province du Kwilu.
Pendant trois jours en ce mois de septembre, les agents ont compris l’importance du pouvoir disciplinaire, la façon dont ce pouvoir disciplinaire s’exerce dans une entreprise et la problématique de la Convention collective.

«La CSC a constaté que la plupart des travailleurs, soit 70 pour cent dans plusieurs entreprises, ne connaissent pas leurs droits et leurs devoirs. A Kikwit il y a une vingtaine d’entreprises membres de la CSC. Nous devons les aider à sortir de l’ignorance», a déclaré Etienne Mvula Pika, secrétaire provincial interprofessionnel de la CSC répondant à nos questions.
Selon le document de la formation utilisé par la CSC, dans l’exercice du pouvoir beaucoup d’abus se commettent dans beaucoup d’entreprises où les employeurs exercent parfois le pouvoir disciplinaire pour infliger certaines sanctions sans se référer aux dispositions légales et même conventionnelles.
«Le législateur a fixé un certain nombre d’obligations à l’endroit de l’employeur comme à celui du travailleur afin que le contrat du travail qui lie les deux parties s’exécute dans les meilleurs conditions de manière à sauvegarder leurs intérêts réciproques : prospérité de l’entreprise pour l’employeur et les meilleures conditions de travail pour le travailleur», note le même document.

Lors de la cérémonie de clôture, le directeur provincial de l’INPP Bandundu, Zéphirin Nzoko Palukwa, a rendu hommage à la CSC pour cette formation qui, selon lui, a été bénéfique.
«Ce séminaire nous a plus édifiés par rapport à la Convention collective d’une entreprise. Chacun a eu le courage de prendre connaissance de cette Convention collective. Maintenant nous devons voir des résultats, voir aussi des feedbacks. Il faut qu’il y ait un changement dans tout ce que nous allons faire», a-t-il déclaré.
Le directeur provincial de l’INPP Bandundu a souhaité voir de telles formations continuer avec d’autres sujets. Il a promis programmer d’autres séances de formations dans un futur proche pour le bien de l’entreprise.
«Pour moi, cette formation m’a ajouté un ‘’plus’’ dans le champ de mes connaissances. Je vais, à partir d’aujourd’hui changer ma façon de travailler», indique Jacquie Selenge, formatrice à l’INPP.
Plusieurs autres agents de l’INPP interrogés à ce sujet au terme de la formation ont eu un même son de cloche que Selenge.

Badylon Kawanda


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