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Axée sur le thème «Kinshasa 2050, mégalopole du Corridor-Ouest», la 4ème édition de l’Expo-béton a été lancée hier, lundi 9 septembre 2019, au Pullman Grand Hôtel.

Durant 4 jours, soit jusqu’au 12 septembre prochain, plusieurs thématiques seront développées par les experts de plusieurs secteurs. Des conférences, offres promotionnelles, expositions et diverses activités culturelles sont les centres d’intérêt de cette édition dont le go a été donné par Pius Mwabilu, représentant du chef de l’Etat. Pour Jean Bamanisa Saidi, initiateur de cette rencontre et Président du Comité d’Organisation, il est en effet nécessaire de penser d’ores et déjà à ce que doit être la mégalopole du Corridor-Ouest dans quelques années. ‘’Aujourd’hui, il y a beaucoup de contraintes qui se posent tant au service public que privé et pour lequel une bonne réflexion et une planification de ce que nous devons préparer comme espace de vie est essentiel‘’, a-t-il soutenu.

Et pour y arriver, précise-t-il, il faut des structures techniques permanentes qui réfléchissent, et où l’on doit trouver des scientifiques mais d’une façon permanente, qui ne dépendent pas seulement des structures politiques. A l’exemple de plusieurs grandes villes qui se construisent aujourd’hui, il est donc nécessaire d’avoir ces structures de réflexion.
Ce corridor dont il est question va de Kinshasa à l’embouchure du fleuve Congo et ouvre le pays à l’Angola et au Congo-Brazzaville par plusieurs voies.
Jean Bamanisa a émis le vœu qu’à la fin de ces travaux, ‘’que l’on soit à mesure de nous imaginer la ville de Kinshasa en 2050 comme la mégalopole dans le corridor-ouest qui demeure le plus grand centre de consommation. Aujourd’hui, la ville de Kinshasa présente un déficit en logement de plusieurs millions d’habitants. Cette situation sera pire en 2050‘’.

Rôle essentiel
Par ailleurs, pour que Kinshasa joue un rôle dans le corridor-Ouest, suggère Abel Koulamnodji Walendom, Représentant de l’Agence des Nations Unies UN Habitant, il faudrait des structures permanentes qui réfléchissent afin de rendre Kinshasa une mégalopole dans le corridor ouest à l’horizon 2050.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, également présent à cette cérémonie d’ouverture, a affirmé qu’il existe une coordination sur le développement et la planification. Ce qui est une bonne chose, en effet, étant donné qu’il y a pour cela aux gouvernements provinciaux, le ministère de l’aménagement des territoires, des affaires foncières et urbanismes, etc.
Il sied de préciser, cependant, que Kinshasa figure parmi les dix villes les plus menacées par le changement climatique en raison de la hausse de la population et d’infrastructures médiocres. C’est ce que renseigne un rapport publié en novembre 2018 par le cabinet de consultants Verisk Maplecroft. Dans cette étude, les nouvelles prévisions des Nations Unies sur les taux de croissance démographique annuelle de plus de 1800 villes ont été combinées avec les données infranationales de l’Indice de vulnérabilité au changement climatique (CCVI), pour évaluer la menace du changement climatique au cours des 30 prochaines années.

Faudrait rappeler ici que la démarche d’Expo Béton dans ces travaux est de consulter des experts dans tous les domaines, poser des questions à l’Etat par ces experts afin qu’il réagisse de manière réelle et positive. Expo Béton formule également des recommandations pour démontrer ce qui ne marche pas dans un secteur comme dans un autre et proposer des pistes de solutions.

Pour les organisateurs, l’objectif de ces assises est d’exploiter le potentiel de la ville de Kinshasa en guise d’un aménagement ordonné de territoire, en vue d’attirer les investisseurs locaux, mais aussi niveler les taxes et redevances qui scellent les investissements.
De nombreux intervenants se succèderont pendant le reste de ces assisses au Pullman.

Boris Luviya


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