Cadre du Front commun pour le Congo et Vice-président de la ligue des jeunes du PPRD, Serge Kadima Luabeya, a, dans sa tribune rendue public ce lundi 2 septembre 2019, livré quelques ingrédients nécessaires pour une bonne gestion de la res publica, de la part du Gouvernement Ilunga Ilunkamba.

Il estime que l’amélioration de la croissance économique conduirait à l’amélioration du système éducatif et sanitaire, la création d’emploi ainsi que d’autres points d’achoppements qui régente la vie de la République. Pour ce faire, la team Sylvestre Ilunga, qui sera probablement investie d’ici la fin de la semaine, doit tout mettre en œuvre, afin d’atteindre ne serait-ce que le taux de croissance de 9,5%, tel que l’avait réalisé en 2014, l’ancien exécutif sous Matata Ponyo. En même temps, pour assurer la pérennité de cette croissance, il sera question de diversifier l’économie nationale, a-t-il soutenu. Partant de ceci, la RD. Congo pourrait ratisser plusieurs défis, sous formes de dos d’âne, qui ralentissent sa progression vers son développement. Lisez, ci-dessous, l’essentiel des recommandations adressées au Gouvernement Ilunga par cet économiste de formation et détenteur du master en Gestion des entreprises.

Le Gouvernement ILUNGA ILUKAMBA doit œuvrer pour l'amélioration de la qualité de la croissance pour rendre celle-ci continue et soutenue afin de permettre d'améliorer les conditions du système éducatif, sanitaire, création d'emploi et favorable au pauvre.
Le Gouvernement doit tout mettre en œuvre, pendant cette législature, pour atteindre au minimum le taux de croissance de 9,5% réalisé en 2014 contre celui de 4,3% jusqu'à présent réalisé 2019. Cette baisse drastique comporte des effets sur le niveau de revenus.
L'action du Gouvernement doit aussi rendre effective la diversification de l'économie pour rendre notre croissance moins vulnérable.
La pression fiscale est à ce jour de 9% alors qu'en 2015 nous étions à 13,6%, lorsqu'on sait que la moyenne en Afrique Subsaharienne est de 17%. Cette pression est faible et nécessite des efforts particuliers pour rationaliser les ressources naturelles.
Pour permettre à l'économie congolaise de consolider ses performances, il faudrait des innovations financières.
D'où la nécessité de renforcer le management au niveau de la BCC, renforcer la surveillance financière et approfondir les réformes en cours notamment celles du système nationale de paiement.
Au regard des effets que la crise a eu sur le niveau de vie de la population durant ces 4 dernières années, un ensemble d'actions concertées devraient être envisagées pour améliorer les prestations sociales dans le secteur de la santé, de l'éducation et de la nutrition.
Le renforcement de la croissance économique et l'amélioration de la qualité des politiques sociales pourraient déboucher sur une diminution de la prévalence de la malnutrition, une diminution de la vulnérabilité vis-à-vis de la maladie avec des effets sur l'espérance de vie à moyen et long terme.
Les efforts du gouvernement devraient procéder à une inversion de la tendance à la base de l'indicateur du développement humain (IDH en sigle).
Je recommande vivement au Gouvernement de mener une série d'actions visant à consolider les dividendes démographiques, notamment à travers l'amélioration des soins prénatals et postnatals, l'amélioration de l'accès à l'éducation dès la petite enfance, l'amélioration de l'employabilité et la réduction du banditisme et autre forme de violence causant de mort précoce.
La question de la gratuité qui a été évoquée doit être abordée en toute responsabilité. Ce qui suppose la mise sur pied des mécanismes de financement soutenable.
Pour ma part, j'estime qu'avec les contraintes budgétaires du moment, une telle action ne peut être envisagée sur fonds propres, mais une réflexion en termes de filet de protection sociale serait la bienvenue.

Serge Kadima Luabeya, cadre du FCC, vice-président de la Ligue des jeunes du PPRD, économiste de formation et détenteur du master en gestion des entreprises.

 


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