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La ville de Kinshasa est loin de revêtir sa plus belle robe, le problème lié à l’insalubrité demeure un véritable fléau dans cette capitale congolaise qui, jadis Kin-la belle, est, depuis un temps, dénommée Kin-la poubelle, par plusieurs.

L’actuel Gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, au-delà de quelques réserves dans le trésor public, hérite aussi d’immondices à ciel ouvert, de la part de son prédécesseur. Ce n’est donc pas pour rien que Ngobila Mbaka a illico presto lancé l’opération ‘’Kin Bopeto’’, en vue de combattre cette insalubrité criante. Toutefois, les kinoises et kinois interrogés quant à ce, ne préfèrent pas croire par à-coups à cette opération. Pour eux, ce sont les actions qui doivent vraiment parler.
La ville est pleine d’immondices. Les caniveaux sont dans certains coins, bouchés et dans d’autres, non-apercevables, d’autant qu’ils sont devenus de véritables dépotoirs.

Nombreux de ces kinoises et kinois pensent que le gouverneur de la ville, André Kimbuta, serait à la base de cette insalubrité. En revanche, l’on peut beau accuser ‘’Ya André’’, la vérité est et demeure que les déchets qui polluent Kinshasa proviennent souvent des ménages des habitants même de ce métropole.
Point n’est besoin de souligner le nombre de fois que plusieurs quidams se permettent de déverser leurs ordures sur la place publique, en lieu et place de recourir aux corbeilles. Conséquence, les immondices trainent, ça et là, dans les différentes ruelles, rues, avenues et même grandes artères de Kinshasa.

Ceci donne raison aux intellectuels qui estiment toujours que l’on peut, certes, allouer du personnel et du matériel de tout genre pour l’assainissement mais aussi longtemps que la population ne sera pas sensibilisée sur la nécessité d’un environnement sain et sur les conséquences néfastes de l’insalubrité, cette situation perdura.
Loin de la présence exponentielle des déchets dans les coins et recoins de la ville, ce qui inquiète le plus, c’est vraisemblablement la pollution qui découle de ces immondices. La ville de Kinshasa n’est pas salle mais aussi dégage des odeurs nauséabondes, tel est donc le constat.
A titre d’exemple, au niveau de l’avenue Maternité au quartier Binza Delvaux, il existe un arrêt de Transport nommé « Arrêt Solo », à l’image des odeurs écœurantes qui s’y dégagent.

Et donc, ces mauvaises conditions ne peuvent changer que si les autorités s’évertuent à prendre des mesures sévères contre les auteurs de ces actes ignominieux qui corrompent l’écologie congolaise. Aussi, faudrait-il aux dirigeants d’appliquer véritablement lesdites mesures. Car, l’on se souviendrait que le gouverneur sortant André Kimbuta a eu à prendre pas mal des décisions. Cependant, la mise en application a souvent fait défaut. C’est le cas de la mesure concernant l’interdiction de sachets plastiques récemment lancée ; celle-ci qui semble être foulée au pied. Elle enrichit plutôt les supermarchés qui désormais vendent des emballages en sus des produits achetés. Au final, les sachets parsèment toujours la ville. D’ailleurs, les travaux d’assainissement communément appelés ‘’Salongo’’ n’existent plus que de nom. D’autant que les policiers commis pour le suivi de cette opération se sont organisés à ne prendre que des frais de différents commerçants, sans pour autant s’occuper de la faisabilité de ladite opération.

Raphaël Mansangu

 


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