*L’auteur congolais de l’ouvrage «Autopsie des violences sexuelles» énumère les violences sexuelles en Droit Pénal.

Il s’agit de la jurisprudence, l’attentat à la pudeur, le viol, l’incitation des mineurs à la débauche, le souteneur et le proxénète, le proxénétisme par fourniture de local, le souteneur, le proxénétisme par diffusion, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel, la mutilation sexuelle, le mariage forcé, la zoophilie, la transmission délibérée des IST incurables, l’esclavage sexuel, le trafic et l’exploitation d’enfants à des fins sexuelles, la grossesse forcée, la stérilisation forcée, la pornographie mettant en scène des enfants, la prostitution d’enfants. Il démontre que ce fléau s’est développé à grande échelle sur l’échiquier mondial depuis plusieurs décennies et qu’il trouve son existence dans des intérêts socio-économiques et politiques, généralement très complexes.

Quant à Carine Ilunga Mutatshi, affectueusement appelée «Maman Sociale», elle n’y va pas par le dos de la cuillère. Cette femme battante lance, en effet, un vibrant appel aux autorités congolaises afin qu’elles s’impliquent totalement dans ce combat contre les violences faites à la femme.
«Jusqu’à quand la femme sera toujours victime du viol en République démocratique du Congo ? Je n’ai vu aucun homme subir une peine suite à la violence faite à la femme», a lâché Carine Ilunga, très indignée. Abordant l’affaire du viol dont a été victime une fillette de 13 ans qui a défrayé la chronique à Kinshasa, sur l’ensemble du pays, voire à l’étranger, et qui a enflammée la toile, «Maman Sociale» estime que justice n’a pas été bien rendue. «Que la justice fasse bien son travail», a-t-elle martelé.

Un œil sur le rétroviseur : «A titre illustratif, Malteser International qui a enregistré 20517 cas de viol des femmes dans le Sud KIVU pour la période allant de 2005 à 2007. Harvard Humanitaire quant à lui, estime à 9020 cas des survivants des violences sexuelles traités à l’hôpital de Panzi au Sud KIVU entre 2004 et 2008, pourtant les statistiques des trois dernières années montrent une croissance des violences sexuelles de 598, 13% pour les cas déclarés, soit 107 cas en 2005, 132 cas en 2006 et 640 cas en 2007. D’autres allèguent que leur analyse a révélé que plus de 400000 femmes âgées de 15 à 49 ans avaient été victimes de viol dans les 12 mois précédant leur rapport publié en 2007.» Ces chiffres très alarmants sont rapportés parle Capitaine-Magistrat Georges Nkuwa Milosi, auteur du livre «Autopsie des violences sexuelles». Ajouter à cela le nombre monstrueux des femmes battues et maltraitées, chaque jour, par des hommes en RDC et partout au monde.

Raison pour laquelle la Star du cinéma congolais et actrice politique, Carine Ilunga Mutatshi, tape du poing sur la table : «Halte aux violences faites à la femme !»

James Mpunga Yende

 


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