Passée de vie à trépas le 5 juin dernier, de suite d’une crise cardiaque survenue au Palais du Peuple, Monique Kitoko Kilima, ancienne Secrétaire nationale adjointe de l’UDPS au département de l‘information et médias, et Présidente de la Fondation Félix-Antoine Tshisekedi (FOFAT), a été mise en terre le week-end dernier, après des hommages dignes qui lui ont été rendus par les membres de sa famille biologique et politique.

L’UDPS honore sa combattante
Décédée à l’âge de 47 ans, Kilima Kitoko a été honorée par le Chef de l’Etat qui a, de ce fait, effectué le déplacement de son lieu de travail à Mont- Ngaliema jusqu’à l’espace Kage à la 16ème rue dans la commune de Limete à Kinshasa où les obsèques ont été organisées. En commençant par le Président intérimaire de l’UDPS et le Secrétaire général Augustin Kabuya et autres cadres influents du parti présidentiel, tous ont répondu présent à cette cérémonie, question de rendre les derniers hommages dignes et mérités à celle qui a consacré sa vie dans la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit. Monique Kitoko faisait partie de ceux-là qui chuchotaient à l’oreille de Feu Etienne Tshisekedi mais aussi de l’actuel Chef de l’Etat.
Deux jours d’hommages ont été au rendez-vous. Le vendredi, le jour de la sortie du corps de la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, la dépouille a fait une escale au Palais du peuple, son lieu de travail puis au siège du parti à la 11ème rue Limete. Là-bas, que des larmes aux yeux des militants et hauts cadres du parti. Le lendemain, soit le samedi dernier, la combattante a été mise en terre à la Nécropole entre terre et ciel de la N’sele.

Les circonstances de sa mort restent confuses
L’histoire retiendra que le décès de Monique Kitoko restera un mystère. Que ce soit au niveau du parti ou du côté de sa famille biologique, personne n’a révélé la vraie raison ayant poussé Kitoko à piquer une crise cardiaque. D’après des sources présentes au Palais du peuple le 5 juin, le jour de son décès, la défunte était dans le bureau du 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, où elle devrait être reçue. « Comme elle avait traîné, elle a dit qu’elle mourrait de faim. Du coup elle a sorti son pain dans le sac. Après, elle a appelé un photographe et lui a dit de la faire une dernière photo. Ce dernier lui a posé la question de savoir pourquoi ‘’la dernière photo ? ‘’. Sa réponse sera, ‘’une dernière de la journée’’. Quelques minutes plus tard, elle a dit qu’elle ne se sentait pas bien et tout à coup elle est tombée. Chose grave, il n’y a aucune boîte de secours dans l’enceinte du Parlement. Pis encore, les policiers qui ont accouru à son chevet ont fait preuve d’ignorance des notions élémentaires de premiers soins», avait déclaré un témoin oculaire de l’événement. Et d’ajouter : ‘’ par conséquent, elle a été acheminée dans un véhicule de transport public apparenté à celui que l’on appelle esprit de mort, non approprié pour le service médical d’urgence. Chose qui aurait empiré son état ». Escortée par les policiers, Monique Kilima a rendu l’âme quelques temps après avoir été prise en charge par un service médical à l’hôpital du cinquantenaire de Kinshasa.

Une combattante de lutte s’efface
Au-delà de sa beauté et sa générosité légendaire de son cœur, Monique Kitoko Kilima n’épargnait aucun sacrifice dans le combat de l’avènement d’un Etat de droit en RD. Congo aux côtés d’Etienne Tshisekedi et de l’actuel Chef de l’Etat. Au sein de l’UDPS, sa famille politique, elle a gravi tous les échelons de la simple combattante à la Secrétaire nationale adjointe, en charge de communication et médias. Un combat qui lui a valu des gaz lacrymogène, des balles réelles de la police antiémeute. La défunte est partie avant la sortie avant la publication du Gouvernement alors qu’elle était pressentie ministre.
Rien ne peut s’opposer à la volonté du Très Haut. Que son âme repose en paix !

Gaston Kisanga

 


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