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Pour ne pas plonger dans l’imaginaire, la réponse à cette interrogative réflexion est à chercher dans les annales de l’histoire de la Télévision Nationale, pendant la période de la Conférence Nationale Souveraine, où YA TSHITSHI a été élu Premier Ministre de ce sous-continent de 2.345.410 Km2 qu’est le Congo démocratique, historiquement appelé ZAIRE à l’époque de la IIème République.

Cette grande figure qui a incontestablement marqué l’histoire de notre pays en général, et de l’opposition politique, en particulier, a fait des victimes professionnelles à cause de ses idées avant-gardistes, et souvent mal comprises. Nous en avions professionnellement fait des frais. Dommage que YA TSHITSHI nous ait quitté sans que nous ayons eu la possibilité de lui faire savoir que l’exploitation, même rationnelle, de ses idées forces, faisait toujours peur à ceux qui s’opposaient à sa vision, rationnelle était-elle. En dépit de cela, capitaliser ses vertus de patience et de persévérance pour que la vérité finisse par supplanter le mensonge demeure encore le combat à mener si nous voulons continuer à défendre sa vision. D’où, le plaisir de ce témoignage, même si YA TSHITSHI lui-même n’est plus là pour nous écouter. Il y aura peut-être d’autres YA TSHITSHI en réflexion, et notre récit les intéresserait d’une façon ou d’une autre. L’histoire devra retenir que nous croyions mieux faire à l’époque, lorsque nous diffusions, dans « le magazine Savoir Choisir », à la TV Nationale, une partie de l’interview que YA TSHITSHI avait accordé au Directeur des Informations TV, Feu TSHILONDA Tsha MULAMBA, avec un commentaire bien nourri. Nous nous attendions aux félicitations de notre hiérarchie, pour un travail bien fait sur le 1er Ministre élu, de la Conférence Nationale Congolaise. Mais, grande a été notre désagréable surprise d’apprendre au lendemain de cette diffusion que nous étions suspendu jusqu’à nouvel ordre. L’argument nous avancé était que, en tant que Directeur Commercial et Marketing, nous ne pouvions plus continuer à animer l’émission « Savoir Choisir ». Et naïvement, nous avions cru à cet argumentaire avancé. Mais plus tard, avec les indiscrétions et les bonnes relations professionnelles, nous étions informés que notre sanction négative était due au commentaire nourri fait lors de la diffusion de l’interview du 1er Ministre élu de la conférence nationale souveraine. Surtout du fait que nous avions insisté sur la suppression du Département de l’Information, Mobilisation et Animation Politique, en faveur du Conseil National de l’Audiovisuel, comme le voulait YA TSHITSHI. C’était l’insistance de la suppression du Département susmentionné qui était à la base de notre victimisation professionnelle. Il a fallu la Révolution Pardon du 17 mai 1997, pour nous voir reprendre toutes nos activités sans autre forme de procès. Avec notre absence continue dans le magazine télévisé « Savoir Choisir », un émissaire du Congo Brazzaville est venu à Kinshasa, pour en savoir plus sur notre situation. Nous avions utilisé le mensonge diplomatique, en parlant de notre état de santé. Aussi, étions-nous officiellement invité à Brazzaville pour un séjour d’une semaine, où l’équipe de « Savoir Choisir » composée de Diacre MUTUALE MPWETA, ILUNGA MWANA BUTE, ITOMA VANSINA, MAKIADI MARO, Sylvie MANGOYO et Géneviève INAGOSI (actuellement députée nationale), avait produit un programme spécial, sans que le chef de la délégation, Concepteur & Animateur-Producteur que nous étions , ne pouvait être visible sur les images tournées à Brazzaville, pour avoir commenté avec conviction une partie de l’interview que YA TSHITSHI, diffusée à la Télévision Nationale. Ce calvaire nous l’avions enduré jusqu’au 17 mai 1997. C’est par conviction de braver la peur comme nous le recommandait YA TSHITSHI que nous sommes arrivés à comprendre qu’il faut avoir peur du jugement de Dieu que celui des hommes. Car, le diable ne peut pas être plus fort que Dieu. Avec ses idées forces, YA TSHITSHI avait fait involontairement des victimes que nous étions. Nous qui espérions lui raconter un jour cette anecdote, mais Dieu en a décidé autrement. YA TSHITSHI n’est plus, mais ses idées forces comme celles des héros nationaux Patrice Emery LUMUMBA et Mzee Laurent- Désiré KABILA doivent nous inspirer pour qu’avec le 5ème Président de la République, les nouveaux Congolais et les Congolais nouveaux expérimentent le contenu de notre devise qui est « Justice-Paix-Travail » et de son l’hymne national « Le Debout Congolais », afin qu’être sanctionné professionnellement soit un grand plaisir quand il s’agit de la supplantation du mensonge par la vérité comme vient de nous le léguer l’opposant historique de cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu’est la République Démocratique du Congo, cher à YA TSHITSHI. A chacun de nous de savoir se servir de son fructueux héritage, si nous voulons effectivement bâtir un Congo démocratique plus beau qu’avant, dans la paix.

Le Directeur Formateur/RTNC-KINSHASA Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO Petit Palmier au Gros Cœur

 

 


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