C’est incroyable, ‘’Kin la belle’’ d’hier, n’est plus celle d’aujourd’hui. Oui, le temps a changé, la situation aussi. Néanmoins, au fur et à mesure que le temps passe, la ville de Kinshasa, capitale de la RD Congo se dégrade considérablement. Ainsi, comme d’autres grandes artères du pays, le tronçon routier qui mène vers LOLA ya bonobo, communément appelé "route Kimwenza", se trouve dans un état de délabrement très avancé. Cette voie, qui permet d’arriver dans la plupart de sites touristiques, entre autres, lac de Ma vallée, chute de Lukaya, Lola ya bonobo et Montagnes des prières, est devenue impraticable.

Pourtant, elle mène directement vers plusieurs localités, quelques villages reliant Mont Ngafula à N’djili brasserie. Selon certains usagers de cette chaussée, interrogés sur place le dimanche 24 mars 2019, par les fins limiers de La Prospérité, ils ont laissé entendre que le vieillissement routier serait parmi la cause première de cette dégradation. Nonobstant une forte concentration de la population dans ce coin et avec les grandes constructions en étage, et d’importante quantité des eaux de pluie, l’étroitesse des caniveaux ne supportent plus trop l’eau déversée, celle-ci stagne souvent sur la route, causant d'importants désagréments, particulièrement aux maraîchères qui sortent le matin pour s’approvisionner en marchandise à la cité.

Autrement dit, cette importante route permet aux résidents de Kimwenza de réaliser des affaires commerciales. Depuis qu’elle est devenue presqu’impraticable, les marchands s’inquiètent beaucoup. «Je vis à Manfufu et j’ai l’habitude de venir vendre très tôt le matin pour m’approvisionner. Mais, avec cet état de route, nous mettons beaucoup de temps et nous arrivons souvent en retard, ce qui ne pas bien pour les affaires, si la solution n’est pas trouvée, cette situation risque de devenir plus grave», a élucidé un vendeur de la place.

A ce propos, certaines sources nous renseignent que l’exécutif provincial aurait, par le truchement du Ministère des Infrastructures, Travaux publics et Aménagement du Territoire (ITPR), entrepris des démarches pour la réhabilitation de cette chaussée mais qui, depuis un moment, les travaux sont arrêtés. Les conducteurs évitent désormais d’emprunter ce tronçon. « Avec cette situation, nous avons beaucoup du mal à faire le trafic sur cette route. Et, quand il pleut, cela devient encore plus compliqué ; nos pneus et amortisseurs connaissent des pannes très souvent. Alors, vaux mieux faire d’autres lignes», confie Fils Ebebe, chauffeur taxi.

Grâce Makani

 


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