L’avortement clandestin emporte de milliers des vies de plusieurs jeunes filles dans la ville de Kinshasa. Cette pratique, qui a pris de l’ascenseur depuis les années 2000, continue à sévir et prend la forme d’un virus mortel qui tue plus que le Sida et l’AVC. Ceci constitue un danger permanent pour les futures adolescentes.

Cependant, accusés d’être les artisans de cette pratique suicidaire, des médecins, interrogés par votre journal quant à ce, se sont déclarés innocents et ont invité les jeunes filles à y mettre fin. D’après le docteur Prospère, gynécologue de son état, travaillant dans une clinique hospitalière privée de la capitale, les filles elles-mêmes seraient le cerveau moteur de cette pratique. « La majorité de cas qui nous arrive ici, ce sont des cas très risqués. Il y a des filles qui se font avorter ailleurs et nous faisons de notre mieux pour les sauver, mais elles perdent parfois leur vie. Les gens nous accusent à tort», a-t-il signalé. A en croire ce docteur, la plupart de ses patientes ont poussé des raisons liées notamment, aux conditions de vie précaires, le manque du travail mais aussi l’irresponsabilité du partenaire, auteur de la grossesse. « Les parents ne sont pas aujourd’hui capables d’offrir une vie meilleure aux enfants. Incapables de satisfaire certains de leurs besoins, les jeunes filles recourent auprès des partenaires qui profitent abusivement d’elles », a-t-il précisé. Signalons que l’avortement clandestin est un acte punissable. La loi congolaise condamne cet acte, et ne l’autorise qu’en cas de force majeure. Et cela se fait avec l’approbation d’un médecin.

Fiston Ihuma

 


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