Dernières publications

11 ans, désormais, se sont écoulés depuis que ChiaraLubich, fondatrice du ‘’Mouvement des Focolari’’ de l’Eglise catholique romaine était décédée en 2008. A Kikwit, province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, ce ‘’Mouvement’’a, par la même occasion, accompli 50 ans d’activités dans le diocèse du même nom. 50 ans dans les hauts et les bas. Tout cela dans un dynamisme sans précédent malgré les vicissitudes vitales humaines.

Ce double événement vient de se dérouler dimanche 17 mars dernier dans la grande salle du Centre Kinduku dans la commune de Nzinda devant plus de 1000 personnes dont 90 pour cent constitués des membres du Mouvement et 10 pour cent d’invités. Jeannette Kana-Kana, bourgmestre de la commune précitée y compris des prêtres et d’autres confessions religieuses ont rehaussé de leurs présences la cérémonie.

«C’est pour nous une journée quasiment spéciale. En se rappelant de ChiaraLubich, fondatrice de notre Mouvement, morte il y a exactement 11 ans, nous renforçons l’Unité qu’elle prônait toujours. Rappelez-vous du testament de Jésus qui dit : ‘’Que tous soient UN’’. Un autre élément c’est le jubilé d’or (50 ans) que ce Mouvement vient d’accomplir dans le diocèse de Kikwit. Ce n’est pas une mince affaire», explique Jean de la Croix Kuvula, responsable du ‘’Mouvement des Focolari’’ dans ce diocèse.

Selon lui, c’est une grande occasion pour remercier Dieu pour tout ce qu’il a fait pour l’émergence de ce mouvement dans ce diocèse et pour l’inspiration qu’avait ChiaraLubich pour créer le ‘’Mouvement des Focolari’’ dans la foi, l’unité et la générosité.

La manifestation a démarré par une messe d’action des grâces dite par l’abbé Guy Nankier, aumônier diocésain de cette institution, accompagné de trois autres con-célébrants.

«Ces deux événements se déroulent au deuxième dimanche de carême. Ce n’est pas un hasard. Notez que Dieu nous offre plusieurs bienfaits. Au moment où nous célébrons ce jubilé d’or nous devons nous rappeler ces bienfaits à travers l’unité. Nous devons également, par ricochet, projeter les 50 ans à venir. Les 50 ans passés doivent devenir une sorte de fondation pour bâtir l’édifice de l’avenir de ce Mouvement», a déclaré l’abbé Guy Nankier dans son homélie.
L’abbé a regretté le fait que dans plusieurs familles, plusieurs lieux de services et plusieurs communautés il n’y a pas d’unité, ni de tolérance.

«ChiaraLubich nous a invité à vivre dans l’unité. Notez que ce ‘’Mouvement des Focolari’’ était entré dans le diocèse de Kikwit depuis 1968. C’est ce qui fait que ce jour l’institution accomplit 50 ans. Pendant cette période de carême, nous devons lutter contre les actions de Satan et être toujours à côté Jésus Christ», a-t-il martelé.

Le ‘’Mouvement des Focolari’’, par la voix de son responsable diocésain Jean de la Croix Kuvula, a annoncé un autre événement de taille pour ce Mouvement. Il s’agit du centenaire de la naissance biologique de ChiaraLubich. «Cet évènement sera célébré en novembre 2020 dans le monde entier où se trouve le ‘’Mouvement des Focolari’’. Nous avons déjà lancé un message à tous nos membres afin de démarrer avec les préparatifs», a-t-il souligné.

L’occasion a été très propice pour rappeler via des saynètes et une petite vidéo la genèse de ce Mouvement.

De leurs côtés, Yvon Mpila, Nicole Kuvula, Jacques Kilawula… tous des cadres et doyens de cette institution depuis des années, ont eu, à tour de rôle, des mots justes pour brosser l’historique du ‘’Mouvement des Focolari’’ dans le diocèse de Kikwit, les méandres du parcours, des réalisations comme ‘’Petite flamme’’ qui est une école, des maisons des focolari, des activités relatives à l’agriculture etc.

Parlant de cette institution, le livre intitulé ‘’Que tous soient un’’ écrit par ChiaraLubich elle-même, élucide en ces termes : «le 10 juillet 1968, Paul VI définissait le ‘’Mouvement des Focolari comme un arbre désormais très riche et très féconde. De même notre mouvement a-t-il une origine très humble. C’était à Trente (Italie) en 1943. Nous étions quelques jeunes filles, des enfants, pourrais-je dire, car l’une d’entre nous n’avait que 15 ans».
Il sied de dire que ce double événement a consacré pratiquement toute la journée.

BadylonKawanda


Les plus lus