Toujours préoccupé par le respect des droits des personnes handicapées en RDC, Me Pindu Patrick, Coordonnateur national de la Fédération national des association des personnes vivant avec handicap du Congo (FENAPHACO) a organisé, vendredi 4 octobre 2019, une matinée d’information et de sensibilisation des cadres de la FENAPHACO et les Chefs des services des communes environnant sa structure (Limete, Ngaba et Kalamu) sur le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique et la loi-type sur le handicap en Afrique.

Il sied de souligner que cette grande acticité a été organisée avec l’appui technique et financier des National Endowment for Democracy (NED) et ADA.

Pour Me Pindu Patrick, il est impérieux que les cadres de la FENAPHACO d’imprègnent des contenus de cet instrument juridique qui prône le respect de la personne vivant avec handicap afin qu’à leur tour ils puissent aussi sensibiliser les autres membres.
‘’ Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique et la loi-type sur le handicap en Afrique a été adopté depuis le 29 janvier 2018 par les Chefs d’Etats de l’Union africaine. Mais, jusque-là, seulement 5 pays l’ont signé. Raison pour laquelle, dans les stratégies des plaidoyers, nous avons voulu sensibiliser les responsables des organisations des PVH et les Chefs des services afin qu’ensemble, nous puissions faire un plaidoyer auprès du Gouvernement congolais pour qu’il puisse ratifier ce Protocole qui protège les droits des personnes handicapées. Surtout qu’il y a un défi qui a été lancé par l’Union africaine en mettant 2,5 millions USD aux cinq premiers pays qui vont ratifier le Protocole de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux personnes handicapées en Afrique’’, a révélé Me Pindu Patrick à l’assistance. Car, précise-t-il, l’entrée en vigueur de cet instrument juridique africain exige la ratification de 15 pays, mais jusque-là, seulement cinq pays l’ont signé. Il s’agit de l’Afrique du Sud, de la République Centre Africaine (RCA), du Burkina-Faso et du Gabon.

Il sied de souligné que cette matinée cadre avec le poste de Me Pindu qui a été désigné à Dakar comme Secrétaire Permanent du groupe de plaidoyer et lobbying pour la ratification de la charte de l’UA pour les PVH. C’est qui l’oblige à affûter toutes les stratégies possibles pour continuer à faire un plaidoyer auprès du gouvernement congolais pour la ratification de cet instrument juridique panafricain.

Par ailleurs, le Coordonnateur national de la FENAPHACO a expliqué à ses pairs les différents droits et devoirs des personnes vivant avec handicap qui sont dans le projet de la loi-type du Parlement panafricain. Ainsi, une fois voté, cette loi-type sera soumise en 2020, aux Chefs d’Etats africains pour signature. Aussi, elle sera opposable à tous, malgré qu’en République démocratique du Congo, jusqu’à présent, le projet de loi sur la promotion et protection des droits des personnes handicapées, proposé par la Députée Eve Bazaïba depuis 2008, est toujours dans les oubliettes au niveau du Parlement de la RDC.

Pour ce faire, les participants à cette matinée ont, à l’unanimité, décidé de s’approprier ce Protocole qui promeut les droits des PVH et se sont engagés de peaufiner des stratégies pour sa ratification par des décideurs congolais.

Jules Ntambwe