Le Comité multisectoriel de la riposte de la maladie à virus Ebola a, à travers son Secrétaire technique, le Dr Jean-Jacques Muyembe Tamfum, donné des précisions sur le 2ème type de vaccin qui sera prochainement utilisé à titre préventif dans les zones qui ne sont pas encore affectées par la maladie.

Jean-Jacques Muyembe a laissé entendre que le 2ème type de vaccin n’est ni son invention, ni celle de son équipe, mais plutôt, une recommandation d’un groupe spécial conseillé en matière de vaccination de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Lequel groupe avait d’ailleurs à l’issue d’une réunion tenue le 7 mai dernier, formulé deux recommandations : l’utilisation de la dose complète du vaccin rVSV-ZEBOV, avec 1 ml par personne, d’une part, ainsi que l’utilisation en prévision d’une éventuelle pénurie, de la 2ème dose ajustée à 0.5 ml, afin de gagner le nombre de dose à donner aux contacts, d’autre part. Jean-Jacques Muyembe a, dans cette même optique, justifié cette nouvelle invention, dans le but de renforcer le lot, pour ne pas se retrouver dans une mauvaise posture, en cas de son épuisement. «Si l’épidémie perdure, il y aura toujours ce risque de rupture de stocks. D’où, nous avons fait l’éventaire des candidats vaccins actuels à l’Institut National des Recherches Biomédicales (INRB), et nous avons retenu trois candidats vaccins, à savoir : les vaccins chinois, russe et américano-belge [le vaccin Johnson&Johnson J&J]», a-t-il lâché, avant d’ajouter qu’après analyse de différents critères, le vaccin J&J possède plus de données scientifiques. Ce qui justifie le choix de ce vaccin qui n’est pas toxique mais qui peut protéger l’être humain du virus Ebola.

Il sied de signaler que le vaccin Johnson&Johnson est déjà utilisé par d’autres pays dont l’Ouganda, la Guinée qui est à sa deuxième année de vaccination et le Rwanda, prêt à l’utiliser afin de protéger sa population qui traverse de temps en temps du côté de la RD. Congo, à la frontière de Gisenyi, pour des raisons de commerce.

Joséphine Mawete