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Le tabac est un tueur silencieux mais très efficace qui attaque, par différents fronts, tous les organes du corps, de la tête aux pieds.

Il emprisonne avec beaucoup de douceur et maintient les victimes dans un état de dépendance quasi absolu. Très soucieux de sauver des vies de leurs compatriotes, en particulier, et du monde entier, en général, un groupe de journalistes congolais a décidé de se constituer en réseau pour lutter, sans relâche, contre le tabac. Sous la férule de Judith Asina, initiatrice dudit réseau de journalistes contre le tabac, une séance d’échanges avec les acteurs de la société civile a été organisée le vendredi 23 Aout 2019, dans la salle de réunion de la société civile force vive. Il sied de souligner que cette séance a connu la participation active de M. Robert Kabwebwe, M. Aristide Flaubert Goungoulou, M. Joël Cadet et de Mme Mounha NDOFULA respectivement, de l’Alliance Congolaise pour le Contrôle du Tabac (ACCT) ; de l’Union africaine ; de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) et le Programme National de Lutte Contre la Toxicomanie (PNLCT).

Dans son mot de circonstance, l’Initiatrice de cette rencontre, Judith Asina, a expliqué les objectifs poursuivis. «Il sera question de restituer la formation des journalistes francophones d’Afrique tenue en août 2018 à Lomé, au Togo, redynamiser le Réseau des Journalistes sur la lutte contre le tabac et alerter sur l’interférence de l’industrie du tabac dans la mise en œuvre de la loi-cadre de la santé publique récemment promulguée, qui intègre les dispositions pertinentes de lutte anti-tabac», a-t-elle déclaré.

Durant les échanges qui ont suivi, les participants se sont engagés à mettre en place un Réseau des Journalistes sur la lutte contre le Tabac en République Démocratique du Congo dont les modalités de la création sont actuellement en étude. Pour ce faire, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), représentée à ce forum par Joël Cadet Ndanga, a rassuré les chevaliers de la plume engagés dans la lutte contre le tabac de sa disposition à les accompagner dans cette cause citoyenne et salvatrice.

Dans le prélude de son exposé intitulé « toxicité du Tabac et responsabilité du gouvernement », Dr Mounha NDOFULA, Spécialiste en Transformation sociale & Santé Publique au Programme National de Lutte contre la Toxicomanie (PNLCT) a, en même temps, salué l’engagement des journalistes qui sont des leaders d’opinion, dans la lutte contre le tabac. «Au regard de ce fléau dévastateur, la participation de tout un chacun à la prévention, y compris les journalistes, constitue un gage de succès de toute la politique de lutte antitabac dont la finalité est la protection de nos concitoyens contre les maladies transmissibles et non transmissibles qu’elle cause », a-t-elle lancé. Elle a, par ailleurs, noté que la fumée de tabac est un cocktail des produits toxiques et que, lors de la combustion d’une cigarette, cette dernière se consume à une température autour de 800°C. Dr Mounha NDOFULA a présenté quelques dégâts causés par la toxicomanie à l’humanité. Elle a notamment cité des maladies chroniques, un nombre considérable de décès ou encore de conséquences économiques et environnementales incalculables, avant de préciser que le tabac tue la moitié de ses consommateurs.

Pour sa part, Robert Kabwebwe de l’ACCT a axé son exposé sur «la contribution de la société civile à l’avènement de la loi fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique en RDC ». Il a, dans ce sens, fustigé la carence de moyens financiers pour la vulgarisation de la Loi N°18/035 du 13 Décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique en RDC.

Jules Ntambwe