Sauver des vies des femmes, c’est l’objectif d’une conférence-médicale pour lutter contre l’endométriose, organisée le samedi 3 août 2019, à l’INPESS, par le Professeur Emmanuel Nzau, Président de la Fondation DAEMMI Berlinde (FoDAB).

Thème développé : ‘’Endométriose : l’ennemi caché’’. Une occasion pour la FoDAB de sensibiliser les prestataires de soin et le grand public sur le danger de l’endométriose qui est une maladie chronique qui touche une femme sur 10 entre 15 et 49 ans. Car, cette maladie est non seulement méconnue par les patientes, mais, également, par les prestataires de soin qui ne se rendent pas compte de cette maladie qui est caractérisée par la présence de l’endomètre en dehors de la cavité utérine ou matrice. Dommage, cette maladie n’est prise en compte que dans les stades très avancées, environ 8 à 12 ans après le début des manifestations. Ainsi, elle évolue lentement et a tendance à réapparaître après traitement. Elle est source de plusieurs douleurs qui compliquent la vie des femmes, impactant leurs activités professionnelles comme personnelles.

A travers son projet de «lutte contre la douleur féminine en 2019», la FoDAB a lancé la campagne dénommée : «la paroscopie pour toute». D’où, un appel aux personnes de bonne volonté de venir à la rescousse financièrement pour soutenir cette noble lutte afin de sauver des femmes qui souffrent de l’endométriose. Pour le Docteur Emmanuel Nzau, il faille mobiliser 68 796 dollars américains, nécessaires pour examiner 300 femmes à Kinshasa parmi lesquelles 150 bénéficieront de la paroscopie. Ainsi, ces fonds aideront également à la formation de 15 gynécologues et aux recherches de trois médecins pour améliorer la santé de la femme. En effet, des contributions peuvent parvenir à la fondation via un compte bancaire disponible ou Mobile Banking (0811699045 ou 089 031 41 12), a indiqué Emmanuel Nzau, président de Fodab qui en appelle à une compassion active. Car, cette maladie provoque de divorce dans des mariages à cause de la stérilité qu’elle suscite. fodab 2

Au fond, l’endomètre est le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogène), au cours du cycle menstruel, l’endomètre s’épaissit en vue d’une possible grossesse, et s’il y a pas eu fécondation, il se désagrège et saigne : ce sont les règles ou les menstrues.
Mais, chez la femme qui a de l’endométriose, le tissu semblable au tissu de l’endomètre se développe hors de l’utérus, provoquant alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation peut se retrouver dans le péritoine (dans le ventre) et s’étendre aux appareils urinaire, digestif et même aux poumons.

Un témoigna qui brise le silence
Agée de 45 ans, une femme a pris le courage de témoigner du haut de la tribune, pour son cas de l’endométriose, avec 14 ans de souffrance, de beaucoup d’absence au travail, de frein pour occuper des postes importants dans son service. Pis encore, après trois ans de mariage, elle est sur le point de divorcer. Mais, pas seulement le divorce, elle est, aussi, soumise à des conditions notamment, avoir des rapports sexuels tout au plus deux fois l’an. C’est ainsi qu’elle a lancé un vibrant appel à toutes les femmes qui constatent des symptômes d’être diagnostiquées plutôt pour alléger la souffrance.

Symptôme
Les symptômes les plus courants sont des douleurs des règles irrégulières. Et, les personnes atteintes de l’endométriose peuvent présenter les symptômes suivants : zones douloureuses (bas du dos, bassin, parties inférieurs de l’abdomen, rectum ou vagin) ; circonstances de la douleur (pendant la défécation ou pendant les rapports sexuels) ; menstruations (règles anormales, règles douloureuses, règles irrégulières, pertes ou règles abondantes) ; gastro-intestinaux (constipation ou nausées) ; abdomen (ballonnements ou crampes. En effet, les symptômes courants c’est la stérilité.
L’endométriose peut-elle être guérie ?
Certains cas de guérisons ont été décrits, beaucoup de femmes revivent une vie normale avec suivi médical. Le diagnostic tardif est en défaveur d’une bonne évolution ; d’où la nécessité de parler du problème.

Qu’est-ce que l’endoscopie ?
L’endoscopie est une technique médicale qui consiste à introduire un petit tube appelé endoscope à l’intérieur d’un organe, d’un conduit ou d’une cavité afin de visualiser l’intérieur du corps humain.
Il est possible d’introduire l’endoscope en suivant simplement un conduit naturel ou bien en effectuant un petit trou (incision) avant de poursuivre la procédure.

L’endoscope ou fibroscope est composé d’un tube optique muni d’un système qui permet d’éclairer l’intérieur de l’organisme. Actuellement, il est couplé à une petite caméra, capable de transmettre l’image sur un écran. Il peut y être associé des accessoires des actes chirurgicaux ou des prélèvements (pinces, ciseaux, brosses,…)
L’endoscope a double fonctionnalité : diagnostiquer une maladie et/ou opérer un (e) patient (e). Il peut être utilisé pour explorer : l’œsophage et l’estomac (gastroscopie), le rectum et le colon (colonoscopie), les bronches (bronchoscopie), l’urètre et la vessie (cystoscopie), l’utérus ou matrice (hystéroscopie) et même certaines articulations (arthroscopie). L’endoscopie peut être réalisée avec ou sans anesthésie (locale ou générale).
Cette technique a beaucoup d’avantages, entre autres, les cicatrices minimes parfois inexistantes, la durée réduite d’hospitalisation, la reprise rapide des activités.

Quels sont ses manifestations ?
Après la douleur, l’on peut constater : la fatigue, différents troubles de la digestion, constipation (parfois la diarrhée), différents saignements avant les règles, présence de sang dans les urines et des brûlures urinaires pendant les règles ainsi que l’impossibilité de tomber enceinte.

Flash sur la FoDAB
La Fondation DAEMMI Berlinde, FoDAB en sigle, est un établissement d’utilité publique (EUP) du domaine médical. FoDAB a pour but d’aider premièrement au Développement de l’Endoscopie en RDC et deuxièmement à la lutte contre les cancers gynécologiques (principalement du sein et du col de l’utérus). Sa devise est « Compassion Active».
Pour atteindre ses objectifs, FoDAB utilise 5 domaines stratégiques qui sont : Favoriser l’accès aux soins endoscopiques (une clinique), à toutes la population, plus particulièrement aux femmes (surtout démunies ou vivant avec handicap) ; Former les prestataires en matière d’endoscopie (un centre de formation) ;
Favoriser la recherche médicale et technique ; Offrir l’accompagnement en toutes matières concernant l’endoscopie. Et mener des œuvres caritatives en matière d’endoscopie et de lutte contre les cancers gynécologiques

Jules Ntambwe