*Le Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO s'est impliqué personnellement à résorber la crise sociale qui paralyse TRANSCO.

Le Directeur de cabinet, M. Vital Kamerhe a eu une séance de travail ce mardi 29 janvier à la Cité de l'UA avec la Direction Générale de cette société de transport en présence de Ministres des finances et du Budget ainsi que de la délégation syndicale de cette entreprise. Le Chef de l'Etat a instruit la chaîne de la dépense publique pour que soient libérés en procédure d'urgence, les arriérés ainsi que tous les avantages revendiqués. Le Chef de l'Etat a appelé la Direction Générale et la Délégation Syndicale à la promotion d'un dialogue permanent. Donc, les bus de TRANSCO devraient, normalement, reprendre le trafic dès ce mercredi.
Pour la petite histoire, il y a lieu de noter qu’au deuxième jour de la grève sans préavis, le syndicat n'était pas au courant de la démarche entreprise par un groupe de conducteurs. Selon des sources fiables, il n'y pas de raison fondée puisqu'il ne s'agissait pas de 6 mois d'arriérés mais, plutôt, de 3 jours de retard. Car, les agents sont payés soit le 24, soit le 25 de chaque mois.
Les grévistes accusent, par contre, Michel Kirumba de mégestion, alors qu’ils n’en ont fourni la moindre preuve.
A ce jour, faut-il le rappeler, il y a eu 3 audits l'année passée réalisés par le Ministère des Transports, la Cour des comptes et le cabinet d'audit GproParteners.Kamerhe KangudiaConcrètement, les conclusions de ces 3 différents audits n'ont jamais fait état de mégestion.
Toutefois, la société traverse des difficultés à cause du prix appliqué et des subventions non reversées par l'Etat congolais qui, jusqu'à présent, ne donne que le carburant.
A la création de TRANSCO, la subvention se présentait à 3 niveaux : octroi du carburant, fournitures des pièces de rechange (elles proviennent d'Egypte étant donné que TRANSCO seul utilise ce modèle de bus et plusieurs pièces importantes sont introuvables sur le marché local) et le renouvellement des bus (il était prévu 2000 bus).
Or, l’amortissement de la première série de bus était prévu après 5 ans alors qu’ils en sont aujourd’hui à la 6ème année.
Tant que l'Etat ne verse pas totalement la subvention, la situation demeurera la même surtout que le prix de la course, quelle que soit la distance, est fixé à 500 FC.
Pourtant, s’il fallait appliquer la vérité des prix, la course devait osciller autour de 1600 FC. L’Etat qui, dès le lancement, avait fait de Transco, une œuvre sociale, s'était engagé à reverser le gap en termes de subvention dont le déblocage est devenu, avec le temps, un casse-tête chinois. Cette fois-ci, espère-t-on, Félix Tshisekedi fera-t-il quelque chose pour changer la donne ?

LPM

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