La République Démocratique du Congo a écrit une page de son histoire le dimanche 30 décembre 2018. C’était une troisième expérience pour la nation congolaise sous le régime de Joseph Kabila, non partant à ce scrutin. Au final, les élections attendues depuis près de 24 mois, se sont déroulées sur toute l’étendue du territoire national, à l’exception de trois circonscriptions électorales, correspondant aux villes de Beni, Butembo et Yumbi, recalées suite à l’insécurité et à la maladie à virus Ebola. A Kinshasa, le Président de l’Udps et candidat à la présente élection présidentielle, Félix Antoine Tshisekedi, a déploré certaines irrégularités survenues dans certains bureaux, au sortir du collège Bonsomi de la commune de N’djili, après avoir rempli son devoir civique.
Cependant, après qu’il y ait voté, le Candidat du ‘’CACH’’ a déploré certaines anomalies, qu’il considère de ‘’désordre’’ dans l’organisation des élections sur l’ensemble du pays. «Je déplore quand même tous ces désordres dont nous attendons parler. Il y a encore des bureaux qui se sont ouverts avec un grand retard. Il faut se poser la question de savoir si tout ça n’est pas organisé pour que dans les jours prochains le scrutin soit annulé, et redonner une ou deux années à ce régime qui va encore prétexter évidemment le budget et prendre tout le temps qu’il faut», a déclaré Félix Tshisekedi Tshilombo.
Le dimanche dernier, les trois candidats favoris ont accompli leur devoir civique. Martin Fayulu pour le compte de la coalition ‘’Lamuka’’ et Ramazani Shadary, Candidat du Front Commun pour le Congo, ont tous les deux voté dans les premières heures, à l’Institut de la Gombe. Par contre, le candidat du ‘’Cap pour le Changement’’, est allé à son tour voter au Centre du collège Bonsomi, situé à quelques encablures de la commue de N’djili à Kinshasa. Félix Tshisekedi, accompagné par une forte délégation, dont la présence de sa famille biologique et politique et celle de son Directeur de campagne Vital Kamerhe.
D’emblée, il convient de noter que le dimanche dernier, près de 39 millions de congolais étaient devant les urnes, pour élire le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Cependant, faudrait-il signaler que ces joutes électorales ont connu deux ans de retard pour plusieurs raisons.

Gaston Kisanga

 

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout