*Ce samedi 30 novembre 2019, Adolphe Muzito prendra les commandes de la Coalition Lamuka, succédant ainsi à Jean-Pierre Bemba. Il dirigera cette plate-forme politique ancrée dans le combat pour la «vérité des urnes», pour les trois prochains mois.

Face aux enjeux politiques de l’heure, l’ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo est attendu au défi de l’unité de Lamuka et du peuple congolais autour d’un même idéal. A ce jour, son cheval de bataille est celui de gagner le pari des réformes institutionnelles, en perspectives des élections anticipées, pour tenter de mettre fin à ce qu’il qualifie de «cycle infernal de la crise de légitimité».

Il sera donc le troisième leader de Lamuka à prendre la tête de la Coalition, après le Président d’Ensemble pour le changement, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC).
C’est le secrétaire général de la formation politique de Martin Fayulu, l’ECIDE, qui l’a annoncé. Selon lui, la cellule politique, composée de délégués de quatre leaders à savoir, Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, a déjà terminé le travail préliminaire. Mise en place conformément à la Charte de LAMUKA pour préparer techniquement les réunions du Présidium, cette cellule dispose déjà du document final qui sera examiné par les quatre leaders.

Adolphe Muzito est celui qui, aux côtés de ses pairs de la coalition, mais surtout de Martin Fayulu, porte de toutes ses forces le combat de la «vérité des urnes» un peu partout dans le monde. Il reste convaincu que la victoire de la présidentielle de décembre 2018 revenait bien au candidat numéro 4. Alors que les bases respectives des plateformes formant la coalition au pouvoir se lancent des projectiles verbaux et incendiaires à longueur de journée, Adolphe Muzito soutient mordicus la proposition de solution de crise de Martin Fayulu, pour décanter la situation.
‘’On ne reconnaît pas le pouvoir en place parce qu’il est illégitime. Nous disons qu’il faut sortir de cette illégitimité et qu’il faut retourner aux urnes mais pour se faire, il faut des réformes. Et pour obtenir ces réformes il faut instaurer un Haut conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) pour une période de dix-huit mois‘’, a-t-il souligné il y a quelques jours.
Dans le même temps, dit-il, Tshisekedi et Kabila pourront gouverner le pays pour que ces réformes soient formalisées, donc ce serait une reconnaissance mutuelle. ‘’L’intérêt supérieur de la nation exige que l’on travaille ensemble pour améliorer les choses‘’.

En gros, Martin Fayulu propose un dialogue de sortie de crise entre Lamuka, sa plateforme, et la coalition au pouvoir, FCC-CACH. Mais aussi, qu’il soit mis en place un Conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI), chargé des réformes urgentes de la CENI, sécurité, défense et de la corruption. Le président de l’Ecidé propose, enfin, une transition de 18 mois, au cours de laquelle le FCC et CACH dirigeraient le pays et la coalition LAMUKA piloterait le HCNRI.
A la veille de son intronisation à la tête de Lamuka, Adolphe Muzito lance un appel au peuple congolais de se ranger derrière Lamuka et ses leaders ‘’pour sauver la RDC de tout complot de sa déstabilisation et de sa balkanisation‘’.

La Pros.

 

 

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