Tout est patriotiquement possible si les professionnels des médias en général, et les professionnels des médias audiovisuels pouvaient circonstanciellement sensibiliser d’une manière stratégique le peuple congolais,

et particulièrement la classe politique sur le contenu de certains articles très importants de la constitution de notre pays comme nous le faisions dans « Notre Congo » de l’époque avec la série de « Congo devise » le lundi, « Congo hymne » le mardi, « Congo emblème » le mercredi, « Congo avenir » le jeudi, « Congo culture » le vendredi, « Congo histoire » le samedi, et « Notre Congo » qui était la synthèse hebdomadaire de cette série d’émissions. Avec la situation actuelle d’instabilité politique et d’insécurité sociale que traverse notre pays, il faudra du réalisme, de la rationalité et du patriotisme dans la prise des positions décisionnelles de nos acteurs politiques de l’opposition et de la majorité, en rapport avec l’intérêt supérieur de la Nation congolaise, partant du patient et stoïque peuple congolais. Pour arriver au meilleur puits da la récolte dans notre pays, il faudra une conversion des mentalités négatives en mentalités positives des citoyens nouveaux et plus précisément de la classe politique dans sa diversité. Elle qui est négativement divisée au lieu de l’être positivement. D’où, la nécessité de chercher ce qui doit nous unir pour que nous puissions aller à une alternance pacifique issue des élections libres, transparentes et apaisées telles que programmées au 23 décembre 2018. Pour ce faire, le réalisme voudrait que la classe politique mette de l’eau dans son vin au sujet des «machines à voter» et du fichier électoral qui la divise négativement. Etant donné que l’opposition politique et la majorité au pouvoir campent dans leurs positions divisionnistes qui risquent de compromettre la vérité des urnes du 23 décembre 2018, il serait mieux qu’avec la solution réaliste de rapprochement ci-dessous, les professionnels des médias fassent revenir à la raison cette sage, intelligente et mature classe politique de ce don de Dieu de 2.345.410 Km2 qui est la République Démocratique du Congo à la raison. Pour réussir ce pari de rapprochement de notre divisée classe politique, il y a nécessité pour le CNSA qui est en tournée patriotique auprès des autorités pouvant contribuer à la paix de notre pays dans toute sa diversité, d’organiser en collaboration avec la CIME, au Palais du Peuple, une prière de réconciliation et de pardon mutuel, largement médiatisée. Prière qui doit être dite par les chefs de confession religieuse catholique, protestante, kimbanguiste, musulmane, orthodoxe, et d’églises de réveil. Sans cette prière de réconciliation et pardon mutuel, le bras de fer entre notre divisée classe politique risquerait de compromettre ce grand rendez-vous d’espoir auquel le peuple congolais voudrait répondre pour que le pouvoir politique soit constitutionnellement légitimé et légalisé. Il serait irréaliste, inconcevable, irresponsable, incompréhensible et malheureux pour notre sage, intelligente et mature classe politique de ne pas trouver patriotiquement et rationnellement en interne, un consensus sur les « machines à voter » et le fichier électoral en ce moment où elle est appelée à faire une lecture historique soutenue pour éviter de tomber encore politique dans les erreurs du passé pour que soit bâtie une RD Congo plus beau qu’avant, dans la paix, après les élections du 23 décembre 2018. Avec cette paix dont le déclic proviendrait de la prière œcuménique de réconciliation et de pardon mutuel, notre classe politique prouverait aux yeux du monde qu’elle sait se surpassait comme cela l’a été à la table ronde de 1960 et lors des assises de la CENCO qui a donné naissance à l’accord global et inclusif de la saint Sylvestre, même si son arrangement particulier est resté problématique pour des raisons que nous connaissons. Au sujet des « machines à voter » le réalisme voudrait qu’avec l’allure qu’a prise la CENI avec le déploiement des matériels électoraux, une surprise désagréable pourrait subvenir le 23 décembre 2018 si les dispositions pratiques n’étaient pas prises pour contrecarrer les éventuelles tricheries. En attendant une éventuelle surprise consensuelle sur ce qui divise notre classe politique, l’opposition politique peut, en participant à la vérité des urnes du 23 décembre 2018, conditionnée par un contrôle assidu de l’opération de vote dont seul les procès-verbaux mensuels détenus par les témoins oculaires constitueraient les preuves du résultat final de la promulgation des élections libres, transparentes et apaisées. Les résultats des «machines à voter» ne devront pas être pris en compte.

Sauf erreur humaine de réflexion de notre part, la photographie que présente actuellement notre classe politique au peuple congolais pour la date du 23 décembre 2018 ressemblerait à la dissertation d’un verre à moitié vide et à moitié plein, en ce qui concerne le problème des « machines à voter ». Car, en suivant le réalisme, il serait difficile si pas impossible à la CENI d’accepter le rejet des « machines à voter » pour lesquelles la commande a été payée et livrée. On est donc devant un vin tiré qu’il faut boire, mais avec modération. C’est à notre divisée classe politique de développer des stratégies de blocage d’éventuelles tricheries, en pensant à la correction des erreurs du passé pour éviter que le 23 décembre 2018 soit une date que les Congolais se rappelleront avec fierté et patriotisme pour s’être organisés et de s’être pris en charge pour écrire en lettres d’or leur histoire. Sans réalisme, sans patriotisme, et sans rationalité, l’instabilité politique et l’insécurité sociale risqueraient de prendre de l’ampleur même après la vérité des urnes du 23 décembre 2018. Comme accepter ou refuser les « machines à voter » est le nœud du bras de fer entre l’opposition inflexible et la majorité, le moindre mal pour nous en sortir progressivement de la crise politique qui secoue notre pays, serait le réalisme dans la prise des positions décisionnelles devant éviter de sacrifier le patient et stoïque peuple congolais. Un peuple qui croit qu’avec la mise en application effective des stratégies de communication appropriées sur la conversion des mentalités négatives en mentalités positives des Congolais nouveaux de cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu’est la République Démocratique du Congo, le réalisme de notre classe politique conduirait notre pays à la supplantation de l’instabilité politique et de l’insécurité sociale par leur stabilité et leur sécurité issues de la vérité des urnes. Au cas où le consensus n’était toujours pas trouvé entre l’opposition et la majorité sur l’utilisation des « machines à voter », et qu’on se trouvait devant un fait accompli, empêcher l’éventuelle fraude le 23 décembre 2018, pourrait passer par la surveillance de l’opération de la vérité des urnes dont seuls les bulletins de vote manuels comptabilisés dans les procès-verbaux remis aux témoins oculaires seront pris en compte, en cas de contestations et non les résultats de « machines à votre » .Autrement, le peuple congolais aura beaucoup perdu, parce que malgré sa sagesse, son intelligence et sa maturité, la classe politique aura manqué du réalisme dans la recherche des solutions à nos problèmes nationaux en interne. A chacun de nous de faire son examen de conscience, si nous voulons bâtir un pays plus beau qu’avant, dans la paix.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA

Haut Cadre à la RTNC/KINSHASA-RDCONGO

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