Quel est le profil correct d’un candidat député, mieux quels sont les critériums qui peuvent permettre de juger du sérieux d’un candidat et donc savoir s’il a les épaules pour représenter le peuple à l’hémicycle ?

C’est pour répondre de la plus belle des manières à cette question que le PT Mathieu Luboya, lui-même candidat à la députation provinciale à la N’sele, a eu à cœur de lancer une école électorale. ‘’Cette structure lancée va devoir former les kinois afin de les éclairer sur les qualités que devrait avoir un candidat député et donc l’ensemble de critères objectifs qui sauront mettre de la lumière et orienter un choix judicieux de ceux qui vont parler pour le peuple… ‘’, a confirmé Mathieu Luboya à la perche de La Prospérité. Il faudrait signaler que ce n’est pas là la première initiative de ce notable de la N’sele et cadre du parti cher à Steve Mbikayi. Poulain politique de ce dernier, février 2018 l’homme avait lancé la DNT (Dynamique N’sele Telema). Cette dernière est une association qui débat sur les options politiques et démocratiques tout en soutenant le solidarisme africain comme son fondement idéologique. Par ailleurs, la décentralisation étant le mode de gestion de la RDC, la DNT mène aussi le combat pédagogique de proximité avec les N’selois et N’seloises.

Fier de son terroir et confiant à sa base, c’est sur la commune de la N’sele où il a grandi qu’il a jeté son dévolu pour le sprint électoral de la députation provincial après la convocation du corps électoral par la CENI. Visiblement, cet économiste doublé de politique ne s’était pas fait prier pour exprimer ses ardeurs. Sortant des bois, Mathieu Luboya est de ceux qui s’attaquent au bilan de l’assemblée provinciale sortante. “On peut se rendre compte que les Députés provinciaux n’ont pas été productifs. Ils ont, pendant 12 ans, bénéficié des émoluments légitimes mais qui devraient avoir une contrepartie comme la production des lois, les édits provinciaux et contrôle de l’exécutif. Avant le découpage effectif de la décentralisation, les ex-provinces ont adopté 163 lois au cours de la période allant de 2006 à 2015. Donc, en moyenne, Kinshasa comme toutes les autres provinces, n’ont produit que deux lois par an pour deux sessions prévues pendant l’année sans compter les sessions extraordinaires. Ils ont, en plus de cela, négligé les secteurs vitaux dont l’éducation et la santé”, dixit Mathieu Luboya. Interrogé sur le leitmotiv qui l’a poussé à poser sa candidature, il affirme : « j’ai décidé de me présenter à l’élection provinciale car, je veux donner à chaque N’seloise et N’selois confiance en eux, en notre commune que je vais représenter à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, mais également en notre capacité collective dans le cadre de la décentralisation, de relever nos défis et à bâtir une N’sele émergente ». Certainement, qu’après le lancement de la campagne électorale ce 22 novembre, l’homme va multiplier des stratégies pour rafler un siège à l’assemblée provinciale de Kinshasa.

DN

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout