Une centaine de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS), le parti de Félix Tshisekedi, ont bloqué vendredi matin la circulation au niveau de la 10ème rue et 11ème rue de la commune de Limete, à Kinshasa, pour exiger que lumière soit faite sur la disparition de l’appareil mais également exiger le divorce entre le FCC et CACH.

Réagissant en rapport avec la disparition de l’Antonov 72, jeudi 10 octobre en provenance de la partie Est de la République démocratique du Congo, les combattants de l’UDPS estiment que cet évènement serait un coup d’Etat monté et manqué contre le Président Félix Tshisekedi Tshilombo. D’où, pour eux, ce drame s’explique dans le sens que le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi serait visé par un attentat orchestré par l’ancien régime. C’est pourquoi, il était important pour les partisans de l’Udps de manifester leur mécontentement et d’exiger en même temps le divorce de l’Union CACH-FCC. Pneus brûlés, circulation perturbée, gaz lacrymogènes tirés çà et là, la situation était tendue dans cette zone. Ces combattants ont laissé entendre qu’ils voulaient se rendre au Palais du peuple, où siège le Parlement de la RDC, ayant la charge de vote et d’adoption des lois de la République, en vue de voir clair sur cette affaire, mais également dire non à la continuité de la collaboration FCC-CACH. «Nous sommes depuis le matin dans la rue, pour exiger plus de lumière sur la disparition la veille de l’avion qui transportait une partie du personnel employé par le Chef de l’Etat et la logistique utilisée pendant le séjour de Félix Tshisekedi dans l’Est de la RDC», ont-ils déclaré.

«Nous rejetons cette thèse de l’accident, c’est un attentat à l’égard de notre Président, ça c’est nous provoquer et, de notre côté, nous n’allons pas les laisser faire. D’ailleurs, nous voulons qu’il ait divorce entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et cap pour le changement (CACH) », ont-ils ajouté.

Il sied de signaler que certains combattants qui ont tenté de se rendre au Palais du peuple en passant par l’avenue Sendwe ont été dispersés par les éléments de la police qui avaient fait usage de gaz lacrymogène.
Pour rappel, l’Antonov 72 avait en son sein, selon certaines sources, quatre membres d’équipage, 4 passagers civils et militaires, mais aussi la voiture blindée du Chef de l’Etat, parti de Goma à 13h32 minutes temps universel et qui avait perdu contact avec le centre de contrôle en route (CCR) à 15h temps universel, soit 59 minutes après son décollage.

Marlene Basusu

 

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