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*La désignation de Martin Fayulu intervenue, le dimanche 11 novembre dernier à Genève, comme candidat commun de l’opposition, ne passe pas dans les états-majors des partis politiques majeurs de l’opposition.

Il s’agit de l’Union pour la démocratie et le progrès social-aile Tshisekedi (UDPS/T) et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) que dirigent respectivement, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi et Vital Kamerhe. Très remontés, les militants de ces deux partis politiques n’ont pas compris comment leurs leaders ont cautionné avec autant de légèreté cette forfaiture, en élevant, selon eux, un chef de « parti-mallette » n’ayant aucun ancrage populaire et ne pourra, de toute évidence, pas mobiliser grand monde en R.D. Congo pour lui donner un nombre significatif de voix à la présidentielle du 23 décembre 2018.

En fait, ce que les militants ne comprennent pas, c’est que Fayulu est le choix, mieux le candidat d’une certaine communauté internationale, celle des mafieux qui convoitent les ressources naturelles du Congo-Kinshasa et qui tissent depuis des décennies la toile du néocolonialisme et de la balkanisation du pays en vue d’un partage équilibré et équitable desdites ressources entre eux.

Pour s’en rendre compte, il suffit de jeter un coup d’œil sur le cadre qui a abrité les travaux, mais aussi l’organisateur. Après le Sénégal, la Belgique et l’Afrique du Sud, aujourd’hui le choix est tombé sur la Suisse, où les tireurs de ficelles, représentés selon certaines sources par la tentaculaire multinationale Glencore, ont joué leur va-tout pour essayer d’imposer leurs diktats. Derrière Alan Doss, ancien représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC reconverti dans la Koffi Annan Foundation, se dissimule une nébuleuse qui n’a jamais fait mystère de sa volonté de faire main basse sur ces richesses que l’on sait fabuleuses.

Pour accomplir leur sale besogne, ils ne pouvaient que tomber sur le radicalisme écervelé d’un Martin Fayulu, un minus habens guère pressé d’aller à des élections qu’il sait du reste perdues d’avance. C’est sur commande que que cet opposant braillard s’agitait bruyamment dans le landernau politique kinois pour contrarier le processus de démocratisation en rejetant la machine à voter sans en donner une seule raison et en insistant sur le nettoyage d’un fichier électoral par ailleurs dument nettoyé il y a peu en invoquant la nécessité d’en élaguer les électeurs enrôlés sans empreintes digitales tout en passant sous silence le fait que pareille mesure reviendrait à tout remettre en plan car plusieurs milliers de candidats à divers niveaux sans, ont été eux aussi, enrôlés sans empreintes et qu’aucune loi congolaise n’invalide pour cela les uns et les autres.

Comme pour ligoter les leaders dont les candidatures ont été validées par les institutions judiciaires congolaises compétentes, obligation leur a été faite de signer préalablement à leur vote « acte d’engagement » au terme duquel chacun s’engageait à « rester fidèle à l’accord » et à « mettre fin à ma carrière politique (car) je serai soumis à l’opprobre de la nation et aux sanctions de mes pairs ».

A peine désigné, Martin Fayulu a aussitôt avoué son souhait de postposer les élections et de voir s’instaurer une inconstitutionnelle « transition sans Kabila ». Comme pour dire qu’à l’en croire, il faut chasser le Chef de l’Etat au besoin par les armes avant d’organiser de « bonnes » élections.

Dans ces conditions, Félix Tshilombo Tshisekedi ne pouvait pas faire l’affaire, pour avoir manifesté ‘urbi et orbi’ sa volonté d’aller aux élections « avec ou sans la machine à voter ». C’est cette décision qui a consacré son exclusion. Vital Kamerhe ayant également rendu publique sa décision de concourir aux prochains scrutins, a été qualifiée de « traître » et ne pouvait pas bénéficier des faveurs de la Communauté internationale. Restait Fayulu, le seul parmi les candidats validés présents à ne s’être pas « compromis », le seul qui acceptait de jeter aux orties les lois en vigueur dans le pays autant que les Intérêts Nationaux du peuple pour ne s’accrocher qu’à ceux des mentors occidentaux.

Dire non à cette machination

Les militants de l’UDPS et de l’UNC l’ont bien compris, en brûlant pneus et autres effigies de Fatshi et Kamerhe pour exiger d’eux une remise en cause de l’accord de Genève, qui ne tient pas compte ni de la réalité sur le terrain, ni de la législation congolaise et encore moins des forces en présence. Ceci va conduire les deux leaders à se ressaisir et à se désolidariser de ce monument de la trahison véhémentement rejeté par leurs bases respectives.

Logiquement, tout Congolais normalement constitué devrait se lever, pour s’opposer à ce choix dont l’objectif est de plonger le pays dans le chaos. Les impérialistes qui n’ont pas déboursé un sous vaillant pour le financement des élections, ne voudraient pas pour rien que les élections se fassent et que la vraie démocratie s’installe dans ce pays. Toute chose restant égale par ailleurs, on se souviendra qu’en 2010, peu avant les élections de 2011, c’est Alan Doss, alors patron de la Monusco. avait vainement tenté de convaincre le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, de ne pas laisser les élections s’organiser. C’est à la seule détermination du Garant de la Nation que l’on doit le respect de l’échéance de 2011. Aujourd’hui, c’est le même tireur de ficelles qui revient à la charge, par politiciens véreux interposés, avec le même argumentaire, pour que les élections ne se tiennent pas et que les hommes-liges des Occidentaux prennent le pouvoir grâce à des combinaisons non démocratiques.

Comme en 2010, Alan Doss et ses sbires échoueront. A quelques semaines des élections, le train qui a déjà quitté la gare ne s’arrêtera pas au profit de ceux-là qui ne sont pas pressé de faciliter l’alternance démocratique et une passation civilisée pouvoir entre un président sortant et un autre entrant en RDC.

Pendant ce temps, le Front Commun pour le Congo (FCC) et Emmanuel Ramazani Shadary, son candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, celui-là même qui n’a connu aucune contestation en interne, se prépare dans le calme à la campagne électorale. Il se prépare sereinement à décliner son programme, pour l’amélioration des conditions de vie de la population et le développement du pays. Preuve qu’ici au moins on croit en la victoire finale qui est manifestement au rendez-vous.

JMNK/CP

 

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