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Si la publication du Gouvernement Ilunga Ilunkamba a soulagé une grande partie de la population qui vivait dans l’attente pendant sept mois depuis l’investiture de Félix Tshisekedi, cet exécutif a également provoqué des mécontentements dans le chef de plusieurs structures et associations du pays.

Dans le cas d’espèce, la fédération des ingénieurs géomètres-topographes (FINGT), par le biais de son Président Benjamin Mwenelwata, dénonce la non représentativité d’un des leurs dans les ministères des infrastructures, urbanisme ou encore des affaires foncières. Pourtant, soutient-il, ces postes devaient être occupés par des personnes spécialisées dans le domaine de construction comme les membres de la FINGT.

En effet, après sept mois de tiraillement et de tractations, c’est lundi 26 août que le premier Gouvernement sous l’ère Félix Tshisekedi a été rendu public. Un soulagement certes, mais des réactions ne cessent de tomber dans tous les sens pour dénoncer la non représentativité de certaines couches de la population. Dans cette lignée d’idées, le Président de la Fédération des ingénieurs géomètres-topographes n’admet pas que les ministères des infrastructures, des affaires foncières, de l’urbanisme ou encore de l’environnement, soient occupés par des personnes qui, selon lui, ne sont pas spécialistes en la matière, alors que dans d’autres ministères comme ceux de justice, de la santé ou de l’économie, l’on a placé toujours des personnes qui répondent aux critères de méritocratie.

Benjamin Mwenelwata craint que ce ‘’mauvais choix’’ soit un sujet de révocations de certains Ministres qui ne s’aligneront pas derrière la vision du Chef de l’Etat, celle de mettre fin à la misère dans laquelle vit la population. « Dans le Gouvernement, les gens qui ont occupé les ministères de l’urbanisme, des affaires foncières, des infrastructures et de l’environnement ne sont pas du domaine…», redoute-t-il.

Que faudrait-il faire ?
Pour lui, il était impérieux que chaque ministrable apporte son CV afin que ceci soit scrupuleusement analysé. «Avant la publication du Gouvernement, j’aurais souhaité que chaque personnalité apporte son CV pour qu’il soit vérifié de fond à comble avec le seul but d’éviter qu’un Ministre soit comparé à quelqu’un qui vient tout apprendre dans le Gouvernement. Nous sommes sans ignorer que l’émergence prônée par Chef de l’Etat tient compte des compétences, de l’honnêteté et de la passion du travail», a martelé ce responsable de la FINGT.

Bon, avançons…
Toutefois, l’ingénieur estime du moins qu’il faut accorder plus de chance au Gouvernement dans un premier temps, question de voir s’il y aura des résultats positifs au finish. «Le Chef de l’Etat s’est investi pendant plusieurs mois pour constituer un Gouvernement de 66 membres. Pour sa réussite, il serait mieux à chaque fois d’établir un bilan du Gouvernement chaque année. Pour ce faire, le Chef de l’Etat devrait aussi donner son coup de pousse au Premier Ministre afin que nous puissions gagner le pari du changement des mentalités et du développement dans ce pays », propose-t-il.

Par ailleurs, le Président de la FINGT a signifié que l’accord de coalition entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement, devrait avant toute chose privilégier les intérêts du souverain primaire. D’où, invite-t-il les deux partenaires à unir leurs forces afin de trouver des résultats escomptés au bénéfice du peuple.

Gaston Kisanga

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