Dire hâtivement ‘’Oui’’ à cette interrogative réflexion ne serait pas tout à fait faux, quand on observe avec attention le comportement de beaucoup de nos acteurs politiques qui ne se soucient plus de leur peuple après les élections. Exception faite pour quelques-uns qui accompagnent timidement le Président de la République dans la lutte qu’il tient à mener contre les antivaleurs, comme la corruption, le népotisme, la méconnaissance, l’injustice, le règlement des comptes, le commérage, la marginalisation, la haine, l’abus de pouvoir et de confiance, le clientélisme, le favoritisme, le masochisme, la division négative et autres, qui continuent à se développer encore avec acuité, suite à l’incapacité des animateurs d’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté d’arriver à changer les mentalités de nouveaux citoyens et des citoyens nouveaux comme l’avait souhaité le 4ème Président.
C’est vraiment regrettable qu’après l’organisation souveraine des élections du 30 décembre 2018, qui avaient conduit notre pays à une alternance politique sans heurts, dont la passation pacifique et civilisée des pouvoirs entre le 4ème Président élu Joseph KABILA KABANGE et le 5ème Président élu Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO le 24 janvier 2019, notre pays puisse continuer encore à patauger politiquement. Pourtant, beaucoup de Congolais avait crû que nous venions de prendre le plus bel élan, pour que le Congo démocratique soit bâti plus beau qu’avant, dans la paix. Mais, il y a eu encore un mais, tant que notre classe politique semble être toujours imprévisible.
C’est pourquoi, le 4ème pouvoir que nous sommes devra œuvrer patriotiquement et professionnellement dans le secteur qui est le nôtre, pour que les Présidents sortant et entrant restent dans leur division positive, et que chacun, dans les limites de ses fonctions constitutionnelles, fasse ce qu’il peut pour l’amélioration des conditions de vie du peuple congolais. Aux professionnels des médias que nous sommes d’expliquer méthodiquement et stratégiquement la nécessité de la division positive pour que notre pays puisse sortir de cette déplorable situation dans laquelle certains leaders politiques voudraient qu’il soit.
La division positive créée par Dieu l’est pour la complémentarité des actions à mener. D’où, les jambes, les deux bras, les deux yeux, les deux oreilles, les deux narines et autres parties du corps qui sont en double. Aux acteurs politiques de l’opposition et de la majorité au pouvoir de s’en inspirer pour éviter la division négative qui est source de tous les maux que nous déplorons à ces jours, dans notre pays. A notre classe politique de savoir que « la confiance ne se donne pas. Elle se mérite ». Tout ce qui s’observe dans son comportement laisse croire que notre classe politique serait à la base de l’instabilité politique et de l’insécurité sociale que traverse notre pays. Pour l’intérêt général de notre pays, et dans le souci de respecter le contenu de la devise de notre pays et de son hymne national pour que le peuple congolais trouve son compte, il faudra que tout le monde accepte de consentir des sacrifices au nom du patriotisme, du nationalisme, du principe d’affectio societatis, de la rationalité, et du réalisme en ce qui concerne les bénéfices à tirer après les services rendus à la Nation congolaise.
D’où, la nécessité d’accepter la révision, dans une proportion acceptable, des émoluments des membres des institutions, en attendant d’être augmentés progressivement suivant la production nationale de la R.D. Congo, et l’effectivité du budget qui serait élaborée dans un réalisme de production des biens et services de la République Démocratique du Congo. Sauf erreur de réflexion de notre part, ne pas le faire serait confirmé l’instabilité politique et l’insécurité sociale volontaires par notre classe politique.
En ce qui concerne la formation du Gouvernement national, la sagesse, l’intelligence et la maturité voudraient que, pour la paix, la stabilité politique et la sécurité sociale en RDC, en attendant la prière œcuménique de réconciliation et de pardon mutuel entre les Congolais, et surtout entre l’opposition politique et la majorité au pouvoir, se fasse de préférence dans la proportion de répartition faite lors de la coalition initiale CACH-FCC. Autrement, l’instabilité politique en interne de FCC et de LAMUKA va déstabiliser davantage notre pays, par manque du réalisme politique, malgré la maturité politique de la culture politique de notre classe politique.
La capitalisation de l’alternance politique, pacifique et civilisée du 24 janvier 2019 n’aura son sens que si notre classe politique évitait de déstabiliser volontairement ou involontairement notre pays pour des intérêts personnels et égoïstes. Pour s’en sortir, il faudra nécessairement choisir la voie de l’exploitation rationnelle du contenu de la devise et de l’hymne national de la R.D. Congo, véritable déclic pour se rendre compte du démarrage de changement positif des mentalités des Congolais dans le second mandat présidentiel de la 3ème République de ce Congo démocratique, toujours problématique à cause de sa classe politique. Dans la situation actuelle du pays, il serait patriotique et rationnel pour les professionnels des médias, de promouvoir méthodiquement et stratégiquement la culture de stabilité politique et de sécurité sociale, sans laquelle notre pays ressemblerait à une propriété privée de la classe politique. Un travail à faire sectoriellement si nous voulons bâtir un Congo démocratique nouveau, assis sur la sagesse, l’intelligence, et la maturité d’une classe politique à même de changer les mentalités négatives en mentalités positives pour que notre pays soit sauvé. La stabilité du pays dépend de l’apport de chacun d’entre nous, là où il est avec son expertise sectorielle.
Aimé Isidore KAKUSA GULINDUGA-MULONDO
Animateur en Gestion des Entreprises Culturelles et Sportives
Formateur en Audiovisuel

 

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