Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, est entré dans une phase décisive dans la mise en œuvre de l'opération Kinshasa Bopeto. Cette philosophie, socle de son programme de gouvernement, vise non seulement l'assainissement de la capitale mais aussi le changement des mentalités.

Mercredi 5 février 2020, d’un ton sec, il a annoncé aux bourgmestres, leurs adjoints, les commandants district de la police ainsi que les responsables des services de sécurité, la suspension de 8 autorités municipales qui n’ont pas suivi à la lettre ses instructions pour une bonne mise en œuvre de cette opération dans leurs juridictions respectives. Cette suspension va de 1 à 3 mois selon le cas.
Quant aux autres, ils ont reçu un dernier avertissement afin de s'impliquer totalement dans la réussite de ce vaste et ambitieux programme par des idées révolutionnaires et innovantes adaptées à l’environnement. Pour l’autorité urbaine, cette décision marque la fin de la période de sensibilisation, l’heure ayant sonné pour des actions concrètes et à impact visible.
Il s’agit de bourgmestres des communes de Kimbanseke, Lingwala, Matete, N’djili, Ngaba, Ngaliema, Ngiri-Ngiri et N’sele.
Après les bourgmestres, ce sera le tour des commandants de police, des administrateurs des marchés et autres responsables à différents niveaux, a-t-il annoncé. Au cours de cette séance de travail, le premier citoyen de la ville s'est montré très sensible quant aux efforts quoique tardifs de certaines autorités des communes qui se sont surpassées en réalisant des travaux assez significatifs dans le cadre de l'assainissement et l'embellissement de leurs juridictions, le cas des communes de Limete, Lemba et Kasa-vubu. Dans la même attitude, Gentiny Ngobila a invité ceux qui trainent les pas à suivre ces exemples car, a-t-il dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Nouvelles marques
Cette séance de travail était une occasion pour Gentiny Ngobila de rappeler les différents défis auxquels la ville est confrontée. Il s'agit de la problématique de l'insalubrité, le manque d'infrastructures modernes et de mobilité. Des défis qui peuvent être relevés grâce d'abord à la volonté politique que chacun des responsables à chaque niveau peut bien afficher. Gentiny Ngobila Mbaka est bien conscient de la situation chaotique dans laquelle il a trouvé la capitale congolaise : insalubrité notoire, les dettes auprès des banques commerciales, laxisme dans la gestion des communes...Mais, il entend remonter la pente par des efforts conjugués par tous. ‘’La ville doit être administrée‘’, a-t-il dit, comme pour inviter ses convives à imprimer de nouvelles marques, à faire la différence. ‘’Les kinois doivent se rendre compte que les communes sont gérées comme il faut‘’, a-t-il lâché avant de solliciter l'implication de tous. D'où, le train de mesures qualifiées par beaucoup d'impopulaires notamment, en ce qui concerne la suppression de tous les marchés pirates, surtout le long de grandes artères, l'imposition des amandes aux récalcitrants par la brigade d'hygiène et de salubrité qui sera bientôt relancée.

Aux magasins, boutiques et bars, Gentiny Ngobila a exigé aux propriétaires d'encadrer leurs devantures, comme à l'époque, par des haies en chaîne et d'implanter aussi les poubelles. Dans la même lancée, les écoles, les universités et autres milieux de vie des kinois sont appelés à surprendre agréablement le numéro un de la ville qui a crié haut et fort que la lutte contre l'insalubrité reste son cheval de bataille.

Contraintes infrastructurelles
Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la ville a aussi évoqué la problématique des embouteillages à Kinshasa du fait de la construction des sauts-de-mouton initiés dans le cadre du programme de 100 jours du chef de l'Etat. En attendant la mise en œuvre du projet d'aménagement de deux axes suggérés par les japonais, en l’occurrence le corridor nord partant de Mont Ngafula à Maluku, et le corridor sud qui relie Kinsuka à l'est de la capitale, il faut des solutions intermédiaires. Et la ville a sa part de responsabilité, estime-t-il. C'est pourquoi, il a demandé à chaque bourgmestre de lui soumettre un projet pour le désengorgement de la ville partant des communes. Enfin, dans une communication faite par le ministre de l'environnement faisant également office de ministre de l'intérieur, Didier Tenge Te Litho a dit aux bourgmestres de recenser tous les étrangers vivant sur leur sol. C'est en prévision de l'exigence de la carte des résidents pour les étrangers.

Ornella Muleka

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