*Martin Fayulu Madidi, candidat soutenu par la plateforme de l’opposition ‘’Lamuka’’ à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain, a foulé ses pieds dans la capitale congolaise hier, mercredi 21 novembre dernier sous une ambiance, sans doute, agitée depuis l’aéroport international de N’djili jusqu’à la place de la démocratie

, en face du siège du MLC où il a dû, avec trois autres leaders de ‘’Lamuka’’, improviser un speech devant la base. D’entrée de jeu, dans un communiqué officiel rendu public hier, en fin de soir, la police nationale a parlé, quant à elle, de 2.800 personnes qui ont été accueillir, chaleureusement, le député congolais, catapulté candidat commun de l’Opposition, depuis Genève, lors de son retour au pays pour la campagne électorale qui démarre ce jeudi à minuit.

Dans la foulée, il était temps, pour Bazaïba, Muzito et Matungulu de se rabattre sur le rappel des troupes, chacun, au niveau de ses différents regroupements et partis politiques au soutien tous azimuts, au candidat-présidentiable choisi à l’issue du conclave tenu à Genève du 9 au 11 novembre dernier.

A 13 H, heure locale de la capitale congolaise, l’opposant congolais, Martin Fayulu a atterri à l’aéroport international de N’djili à bord d’un vol régulier d’Ethipian Airlines, étant donné qu’il lui a été, semble-t-il, prohibé d’utiliser un jet privé.

Dans une ambiance agitée, en effet, celui que l’opinion appelle, désormais, le leader de ‘’Lamuka’’, plateforme initiée par sept opposants congolais réunis à Genève et dont cinq d’entre eux, seulement, moins Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, sont restés fidèles au combat commun, Martin Fayulu, Président du parti politique ‘’ECIDE’’ a regagné la RD. Congo. Depuis l’aéroport jusqu’à la place de la démocratie, en face du parti cher à Jean-Pierre Bemba, le MLC, les marrées humaines estimées à 2.800 personnes par la police nationale congolaise, ont accompagné, avec bravoure, leur candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

Pour ce faire, un meeting a été improvisé par cet élu gagnant des assisses de Genève, conjointement avec trois autres cadres de la plateforme qui le soutient.

Il s’est agi, précisément, de l’ancien Premier-ministre congolais, Adolphe Muzito, leader du ‘’Nouvel Elan’’ ; Eve Bazaïba, Secrétaire générale du Mouvement pour la Libération du Congo’’, MLC, ainsi que du Professeur Freddy Matungulu, Président de ‘’Congo Na Biso’’.

Vérités

Pour Martin Fayulu, cet opposant congolais mieux connu pour sa radicalité légendaire, dans la prise des positions politiques, sans tarder, l’on a noté qu’un meeting populaire sera tenu à Kinshasa, si pas ce jeudi ou d’ici, à tout le moins, d’ici samedi, sauf changement dernière minute, en termes de première occasion qui lui permettrait ainsi de parler aux militants, venus de vingt-quatre communes composant la Ville cosmopolite de Kinshasa.

Déplorant, de ce fait, l’ambiance malsaine ayant caractérisé son pèlerinage de l’aéroport jusqu’au lieu du meeting improvisé, le Président de la Dynamique de l’opposition a rassuré qu’il, cependant, qu’il regagne Kinshasa pour les élections du 23 décembre prochain. Et, à lui d’insister ‘’sans l’usage de la machine à voter’’ décriée par l’ensemble de leur plateforme, en dépit de la campagne qui comme ce soir, à minuit.

Dans la même optique, Bazaïba, Muzito et Matungulu qui n’ont pas manqué de prendre la parole, à cet effet, en ont appelé, à leur tour, leurs troupes à fédérer les énergies autour du candidat Fayulu en marge de la prochaine élection présidentielle dont la date fatidique demeure, contre vents et marrées, le 23 décembre 2018.

A tout prendre, le leader de l’Udps, parti mère de l’opposition congolaise, Félix Tshisekedi et le Président de l’Unc dont le revirement après la signature des accords de Genève n’a pu durer que l’espace d’un feu de paille, séjournent encore dans l’espace Schengen et seraient, aux dernières nouvelles, en pleins pourparlers, pour un nouveau schéma, sans l’adhésion directe de leurs bases respectives, d’une ‘’candidature commune’’ à leur niveau. Reste à savoir si, à la dernière minute, l’opposition congolaise saura harmoniser ses différents baroques pour se mettre d’accord autour d’un seul leader étant donné que le pouvoir en place n’a, lui, du moins jusqu’à preuve du contraire, qu’un seul et unique candidat, le n°13, Emmanuel Ramazani Shadary. Qui vivre verra !

Jacques Kitengie

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