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Dans « La Prospérité » du 5 septembre 2019, nous écrivions qu’« Il est parti. L’homme de « Congo Histoire ». Avec sa présentation taquine et hilarante. Avec ses qualités et ses défauts. Apprécié par certains et haï par d’autres. Il semblait dire la vérité. Rien que la vérité. Peut-être qu’il ne mettait pas les gants pour cette vérité. Mais, il y avait beaucoup de vérités dans ce qu’il disait.

Dire la vérité est une chose. Savoir la dire est une autre. Toutefois, la vérité reste la vérité quelles que soient sa couleur et sa façon de la dire». La vérité est que la mort de Jean Pierre LUSHIMA NDJATE est tout de même une perte. Un vide difficile à combler à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) qui, malgré les efforts déployés par l’équipe dirigeante actuelle a encore quelques soucis d’audimat, étant donné que des programmes créant l’audience sur la Télévision Nationale n’existent presque plus. Sauf erreur de notre part, le magazine « Congo Histoire » avait tout de même de l’audience, en dépit de l’écart de langage déploré quelques fois dans la présentation. Ecart qui doit en principe être placé dans le contexte du manque d’encadrement professionnel de la part de ceux qui devraient aider le producteur présentateur de « Congo Histoire » de se conformer scrupuleusement au cahier des charges dudit programme. Car, en dehors de quelques rares exceptions, LUSHIMA avait des messages patriotiques et d’interpellation à adresser aux Congolais que nous sommes. Professionnellement, LUSHIMA a démontré d’une façon ou d’une autre qu’il était aussi un chercheur, un documentaliste avéré dans la recherche de la vérité sur l’histoire de notre pays. Il voulait que les vérités historiques sur ce don de Dieu qu’est la République Démocratique du Congo soient connues de nouveaux citoyens et des citoyens nouveaux de ce pays. Homme de culture, Jean Pierre LUSHIMA NDJATE l’était aussi. Avec sa chanson AMINA dans le groupe COSMOS, LUSHIMA a confirmé son talent d’artiste dans «Barza», une conception et production de WAMUSHALA KAMBA. Après un long temps passé dans «TOT GAIETE» avec NANCY MASALI, LUSHIMA s’est fait un nom dans « Congo Histoire ». L’un des programmes que nous avions conçu dans le cadre de la transversale Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, pour que nous puissions apprendre médiatiquement et progressivement aux nouveaux citoyens et aux citoyens nouveaux, la matière utile à leur changement des mentalités. Aussi, avions-nous créé à ce sujet, d’une manière pratique, les tranches de « Congo devise, Congo hymne, Congo emblème, Congo avenir, Congo culture, Congo Histoire », et « NOTRE CONGO », qui était la synthèse de la série des sujets traités pendant la semaine à la Télévision Nationale. Malheureusement, toutes ces émissions ont été supprimées de la grille avant l’arrivée de l’équipe dirigeante actuelle à la RTNC, à l’exception de « Congo Histoire » avec LUSHIMA. La raison sera connue un jour, quand la recherche le permettra.
Chercheur et documentaliste professionnel de « Congo histoire », LUSHIMA NDJATE a connu, à notre avis des hauts et des bas professionnels suite au mauvais encadrement. Car, avec le cahier des charges de l’émission de «Congo Histoire», les sanctions positives et négatives à l’endroit de cet homme de culture, qui a voyagé à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, à la recherche des vérités historiques, afin de venir les faire connaître aux Congolais que nous sommes, dans le cadre de l’éveil de conscience patriotique étaient toujours disponibles. Grâce à LUSHIMA NDJATE, les Congolais en savent un peu plus sur la balkanisation et la Charte de l’Impérialisme. Dire de LUSHIMA qu’il avait peur de jugement de Dieu, et non des hommes, ne serait pas tout à fait faux. Professionnellement réceptif, LUSHIMA l’a été aussi. Pour s’en rendre compte, le 6 juin 2019, dans le cadre de sa documentation et de la recherche des vérités, il nous a contactés pour en savoir plus sur l’historique et le cahier des charges de « Congo Histoire ». Après lui avoir tout expliqué, sa réaction nous a fait comprendre que LUSHIMA avait le souci d’améliorer et de mieux faire ce programme en ce moment où notre pays cherche à vivre dans une division positive en milieu politique, professionnel et extra-professionnel, après les élections souverainement organisées le 30 décembre 2018, qui ont conduit notre pays à une alternance pacifique et civilisé le 24 janvier 2019. Le 7 dito, nous lui avions fait parvenir par l’entremise de LELO de la Direction de Programmation un document écrit sur ce programme de « Congo Histoire ». Grande a été notre désagréable surprise d’apprendre sa disparition le samedi 30 août 2019, alors que nous venions de parler professionnellement, dans « Weekend en Bonne Compagnie, de deux grandes figures de la RTNC» qui venaient de nous quitter en 2019, à savoir LUTU MABANGU et NGUYA EBILANSHOP. Des figures qui se sont distingués par leur travail. Sans savoir que la liste venait de s’allonger avec une autre figure de la Télévision Nationale qu’était LUSHIMA. Avec les souvenirs professionnels que détiennent encore KABALA MWANA MBUYI, TSHITENGE MADIKA, KABONGO KALALA, KAKUSA GULUNDUGA MULONDO, HEMEDI MWANA MBOYO, SIULA MASIULA, NZAZI MABIDI, BATEKA NE MINGADI, KALIMASI MBUNGU, KALONDA KIAMA, PASI SAMBA, WAMUSHALA KAMBA, KABULO MUANA KABULO et les autres, parler professionnellement un jour des défunts qui se sont distingués par leur travail, serait une façon ou une autre de les valoriser et de se souvenir d’eux. C’est pour ne pas les oublier comme cela est le cas avec les grandes figures modèles de la RTNC qui nous ont quitté, notamment MAMA ANGEBI, MAMA KANZAKU, les défunts MAVUNGU MALANDA MA MONGO, AYIM MWANA NGO, KASONGA MBUNGA, TSHITENGE NSANA, KAYUMBI BEIA, BASUNGA NZINGA, LUNGELA, TSHIMPUMPU WA TSHIMPUMPU, KIPOLONGO MUKAMBILWA , MOSETE MBOMBO, NZILA FANAN, LUKEZO LWA NSI, LOMBA TENDA, NKUMU MADASU et tant d’autres qui se sont distingués aussi par leur travail. Il serait mieux que la RTNC organise annuellement un spécial « En Savoir Plus » en français et dans les quatre langues nationales, chaque 02 avril de l’année, pour parler des concernés. Le 0 2 avril 2020 pourrait être la date indiquée pour le démarrage d’évocation de ces souvenirs professionnels. Sauf si le 2 avril prochain serait placé sous le signe de la méditation et de réflexion. Ayons toujours en têtes que « l’histoire ne saute pas. Si elle saute, elle recommencera toujours l’a où elle a sauté dixit LUSHIMA NDJATE. A chacun de nous d’écrire sectoriellement l’histoire de ce pays dans la justice, la paix et le travail.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO Animateur en Administration et Gestion des Entreprises Formateur en Audiovisuel

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