La session extraordinaire convoquée à l’Assemblée Nationale pour ce mois d’août s’annonce très spectaculaire. Tenez ! Invalidés par la Cour constitutionnelle en juillet, 31 Députés nationaux ont assisté à la séance d’ouverture.

Parmi eux, il y a également Prince Mundenga, une personne vivant avec handicap élu dans la circonscription électorale de Goma dans la province du Nord-Kivu, ensuite invalidée par la Chambre spéciale de la Haute Cour en rectification d’erreur matérielle. Au cours de la plénière du mercredi dernier, le collectif de personnes vivant avec handicap (PVH), s’est pointé devant le Parlement pour apporter son soutien sans faille à Prince Mundenga qui serait, à leurs yeux, le mieux élu de Goma. «La Cour constitutionnelle et la CENI connaissent très bien la victoire notoire de notre candidat, raison pour laquelle nous, collectif des handicapés de la RDC, exigeons qu’il reprenne son siège à l’Assemblée Nationale», a lâché un membre du collectif.

Quoiqu’ayant occasionné une première alternance pacifique et civilisée au sommet de l’Etat entre les Président de la République sortant et entrant, les élections du 30 décembre 2018 provoquent dans la classe politique une gamme diversifiée de candidats mecontents. Ces derniers ne se lassent d’exhiber leur indignation par le truchement des mouvements de revendications de tous genres. Dans cette file d’idées, les 31 candidats validés puis invalidés par la Haute Cour au mois de juillet après le contentieux électoral, revendiquent leurs sièges dans la prestigieuse Chambre basse du parlement Congolais. C’est le cas de Prince Mundenga, un handicapé en provenance de la ville de Goma, parlant singulièrement Swahili qui a bénéficié du soutien indéfectible du collectif des handicapés de toute la République. «Nous reconnaissons que Prince Mundenga, le mieux élu de Goma, a été au préalable validé puis invalidé par la Cour constitutionnelle pour des raisons politiques», a tonné Ranos Mbiyavanga, l’interprète du candidat recalé.

Jusqu’au-boutiste…
Qualifiant sa démarche de constitutionnelle, le collectif des personnes handicapées de la RDC se dit prêt à aller jusqu’au bout pour défendre la victime d’injustice. «La constitution RD. Congolaise, en son article 49, encourage les personnes handicapées, en particulier, d’avoir une représentation au sein de toutes les institutions du pays. C’est ainsi que nous disons, haut et fort, non à cette forme de discrimination doublée d’injustice. Il ne s’agit pas de la validation constitutionnelle mais plutôt politique», soutiennent-ils.

Jimmy Sita

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