Après avoir clôturé sa tournée américaine, durant laquelle il a animé plusieurs conférences tant devant les universitaires que de chercheurs dans plusieurs régions des Etats-Unis d’Amérique, l’homme de la ‘’vérité des urnes’’ (ndlr), Martin Fayulu Madidi, a bel et bien changé de rive.

Cette fois-ci, cet opposant au régime de Tshisekedi a choisi la ville de Londres au Royaume Uni. Durant son séjour, il n’a pas manqué de prononcer un discours à la Royal Institute of International Affairs (Chatham House) lundi 15 avril 2019. Et ce, avant de s’entretenir avec plusieurs personnalités britanniques, lit-on sur le compte Twitter de l’ECIDE, parti politique de ‘’Mafa’’.
Selon une recherche menée par plusieurs sources, Martin Fayulu s’est affiché dans une conférence avec Alan Doss, (Président de la fondation Kofi Annan ; représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo entre 2007-2010) à Chatham House pour aborder une réflexion sur le processus électoral et son défi du résultat et des perspectives du paysage politique de la RD. Congo. A en croire le site web de l’institut Chatham House, l’organisation chargée des enregistrements des participants à ladite conférence, indique que toutes les places sont déjà prises et précise qu’aucune nouvelle inscription ne sera prise en compte. Il est évident que Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de décembre dernier en RD. Congo, avec 38,5% des voix, contre 34,8% pour l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu. « Bien que présenté comme le premier transfert de pouvoir démocratique du pays, le résultat de l’élection présidentielle a été confronté à un défi formel et à une contestation importante, en particulier à la lumière des doutes soulevés par la CENCO», a écrit le site web de l’institut Chatham House dans la contextualisation de la conférence de Martin Fayulu. «Après avoir remporté la victoire devant la Cour constitutionnelle, le Président Félix Tshisekedi avait par la suite décidé de conclure un accord de partage du pouvoir avec la plateforme du Front Commun pour le Congo (FCC), présidé par l’ancien Président Joseph Kabila, et d’intensifier les spéculations sur le résultat de l’élection, qui a déjà profondément divisé le contexte politique», poursuit le site web de cette institution.

Christian Okende

 

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout