Le théâtre politique congolais continue de faire jaser à travers les bouches autorisées. L’espace qui se fait de plus en plus rare au sein du camp de ceux qui détiennent les rênes du pouvoir, anciens comme nouveaux, contamine progressivement les voisins très proches de l’opposition dont les ténors se bousculent dans un double, voire triple jeu.

La Coalition Lamuka, désormais plateforme politique, piétine ses propres textes au détriment du combat et de la vision politique plus du tout la même des membres qui la composent. Alors que Martin Fayulu s’accroche obstinément à la bataille de la «vérité des urnes», Moïse Katumbi, lui, entreprend une démarche beaucoup plus religieuse axée sur l’horizon 2023.
Lors de sa dernière sortie médiatique sur les ondes de médias internationaux, l’ancien gouverneur du Katanga a annoncé son retour en République Démocratique du Congo le 20 mai prochain, précisément dans son fief de Lubumbashi. Il revient en homme libre et en homme fort après près de trois ans d’exil forcé. Politiquement, il est à la tête du G7, de la plate-forme Ensemble pour le changement mais également de Lamuka dont il est le coordonateur pour 3 mois dans la nouvelle configuration de la présidence tournante. Physiquement, il semble être au point et du côté de ses affaires qui marchent plutôt bien, il est prêt à relancer le business de manière à faire profiter plus de compatriotes des avantages qui pourront en découler.
Il y a également Sindika Dokolo, cet homme d’affaire congolais, qui a foulé le sol rd-congolais il y a quelques jours pour de nouvelles perspectives. Pour le moment, la démarche de FASTHI leur sourie bien.
Meilleur perdant à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu refuse toujours d’accepter la victoire de celui qui était autrefois son compagnon de lutte, Félix Tshisekedi, désormais Président de la République. Avec derrière lui, les téméraires de la Communauté internationale, son parti l’Ecidé et le soutien «hypocrite» de ses pairs de Lamuka, il tente de conforter la popularité acquise depuis la signature de l’Accord de Genève. Lequel accord qui l’a catapulté, un moment donné, au summum de sa propre histoire politique.
Ce qui est vrai, ils ne sont plus nombreux.
De part et d’autres, il y a toujours les insatisfaits de l’ancien régime, aujourd’hui «partenaires» aux nouveaux vrais détenteurs du pouvoir, qui ont décidé de se révolter pour une cause prétendument juste. Chacun se défend sous les couleurs du pauvre peuple congolais qui ne bénéficie jusque-là en rien de tous ces scenarii politiques très souvent de mauvais goût.
Actuellement, l’image du vrai leader de l’opposition ne se dessine pas clairement. Alors que les intérêts priment comme d’habitude, le temps, lui, triomphe toujours.

Boris Luviya

 

 

 

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