Le mercredi dernier, le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH) ont signé un communiqué conjoint indiquant que la plateforme dirigée par Joseph Kabila, ancien Président, détient la majorité parlementaire.

Et, qu’elle lui revenait de proposer le nom d’un formateur du Gouvernement pour qu’il soit ensuite nommé par le Président de la République, Félix Tshisekedi. «Au vu de l’urgence qui s’est imposée, le Chef de l’Etat a ordonné au Président a.i de l’Udps de jouer le rôle d’un informateur afin d’accélérer avec des consultations. Aucune nomination officielle n’a été faite quant à ce», a soutenu Augustin Kabuya, secrétaire général adjoint de l’Udps en charge de communication, qui donnait un éclairage net sur certains mal attendus selon lesquels Jean- Marc Kabund serait nommé officiellement informateur par le Président Tshisekedi.

Au cours d’une conférence de presse animée hier au siège du parti, Augustin Kabuya Tshilumba a laissé entendre que le Président intérimaire du parti présidentiel avait plutôt joué ce rôle d’informateur pour ne pas surcharger le trésor public. A l’en croire, le travail d’un informateur prend environ un mois ou deux, mais dans l’objectif de former le Gouvernement dans un bref délai, M. Jean- Marc Kabund-A-Kabund a facilité la tâche en consultant les parties concernées notamment, le FCC et le CACH. Le SGA de l’Udps a indiqué, par ailleurs, que cette étape est capitale d’autant plus qu’elle permettra au Chef de l’Etat de former un Gouvernement des technocrates, des gens qui travailleront pour l’intérêt du souverain primaire.

Le FCC menace ‘’Fatshi’’ ?
Entouré de plusieurs militants réunis au siège du parti campé à la 11ème rue dans la commune de Limete, Augustin Kabuya a, en outre, tenu à faire comprendre à l’opinion que depuis le 17 février dernier, le Président de la République a démarré des consultations avec son prédécesseur à la Cité de l’Union Africaine. Ainsi, dit-il, ce qu’a accompli Kabund n’est qu’une suite de ce que le Chef de l’Etat avait déjà commencé. « Depuis son investiture, le Chef de l’Etat avait déjà commencé les consultations avec la classe politique, toutes tendances confondues. Ces consultations vont même dans l’intérêt des gens de LAMUKA…», a éclairci Augustin Kabuya, tout en condamnant les actes de personnes qu’il qualifie de détracteurs du pouvoir qui se mettent à publier des fausses informations sur les réseaux sociaux. Ensuite, le SGA de l’Udps a tenu à rappeler qu’aucune loi du pays n’interdit à un Chef de l’Etat de se concerter avec son prédécesseur. Ce qui revient à dire que le Président de la République ne subit aucune pression.

Gaston Kisanga

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