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*Aussi ultra-sensible qu’elle est, cette affaire de Kalev provoque un grand bruit dans le microcosme politique congolais. Elle inquiète tellement qu’elle ne rassure personne sur les lendemains enchanteurs pour un pays placé sous la gestion d’une coalition ‘’FCC-CACH’’ aux premiers pas difficiles.

Tantôt, certaines langues accusent l’ancien patron de l’ANR de courir derrière les traces de Félix Tshisekedi à travers le monde, pour défaire ce qu’il entend faire pour le bien de la République, depuis son arrivée aux affaires, le 24 janvier 2019. Tantôt, de plus en plus, les nouveaux services secrets se demandent pourquoi la Primature peut-elle donner blanc-seing à la réalisation d’une mission jugée louche et dont les effets peuvent déboucher, plus tard, sur des menées subversives susceptibles d’enrayer les efforts engagés et de déstabiliser, une fois de plus, la République.
Les plus fins dans ces types d’analyses pointues se rabattent, pour preuve, sur un Ordre de Mission attribué au Directeur de cabinet du Premier Ministre dont le contenu lui offrait, vraisemblablement, l’autorisation officielle de se rendre dernièrement en Ouganda, plus précisément, à Entebbe, pour une mission non autrement qualifiée.

Que vient faire la Primature ?
Des sources proches de ce dossier affirment, par ailleurs, que les contours sont encore à l’étude. Et que, pour ce faire, les autorités au plus haut sommet, en commençant par des responsables attitrés aussi bien à la Primature qu’ailleurs, dans les services impliqués, devraient être entendus, pour tirer au clair cette affaire qui n’honore ni la coalition, ni la République.

Ce week-end, selon ce qui a été donné d’être glané, ce travail d’audition s’est poursuivi alors que pendant ce temps, quelques indiscrétions laissent planer des soupçons d’une vaste conspiration de complicité avec les éléments du M23 ainsi que des groupes armés sur la tête de M. Kalev Mutond à qui l’interdiction de quitter le sol congolais, aurait été formellement formulée jusqu’à nouvel ordre, lors de son retour de cette dernière mission qu’il aurait effectuée à Entebbe. Même si aucune source ne le confirme, il y a lieu de relever, tout de même, que son passeport diplomatique serait encore détenu pour des études approfondies.

Déjà, fin janvier, dans un communiqué, M. Kalev, répondant à ce qu’il qualifiait d’accusation gratuite de M. Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l’Udps, dénonçait ce qui lui arrive aujourd’hui. Et, depuis que l’on parle de lui, il est resté silencieux. Et, pourtant, il est le mieux placé pour remettre les clepsydres à l’heure et lever, éventuellement, toute équivoque.

Mais, jusqu’où irait-on ?
Au-delà du travail en cours et loin de toutes considérations éparses, ce dossier repose, au propre comme au figuré, la problématique de la confiance entre les partenaires de la coalition ‘’FCC-CACH’’.
D’aucuns trouvent dans ces interpellations, des signes avant-coureurs d’un début de désamour qui ne dit pas encore son vrai nom. Car, ces soupçons devenus monnaie courante placent, paradoxalement, la République sous le prisme des horizons d’un ciel brumeux dont seuls, Kabila et Tshisekedi, deux des principaux ténors de la coalition, seront appelés, en définitive, à recadrer le tir.

La Pros.

 

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