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*2 février 2019 – 2 février 2020 : voici un an, jour pour jour, qu’un «fils maison» a été élevé au rang de Directeur Général de la Direction Générale de Migration (DGM) par voie d’Ordonnance présidentielle. Il n’est pas un illustre inconnu tombé de nulle part.

Il n’est pas non plus un politicien parachuté à la tête de ce service public. Il est plutôt un technocrate chevronné qui a gravi plusieurs échelons au sein de ledit service de la République démocratique du Congo, son immense et beau pays, et en qui le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a placé sa confiance. Lui, c’est Roland Kashwantale Chihoza, DG de la DGM depuis exactement douze mois.

Qui est Roland Kashwantale ?
Quinquagénaire, ce digne fils de la RDC est marié à une femme issue d’une des lignées royales dans le Grand Kivu et est lui-même membre d’une grande famille, d’une fratrie de douze enfants. Le père, Urbain Kashwantale Balemba, d’heureuse mémoire, avait inculqué une bonne éducation à ses filles et garçons de même qu’à ses sœurs et frères qu’il avait élevés avec amour, dignité, responsabilité et respectabilité. Originaire de la grande tribu Shi du village de Fendula dans le territoire de Kahele (Province du Sud-Kivu), Papa Urbain avait travaillé, pendant la Première et la Deuxième République, comme Directeur de plusieurs succursales de la Banque Centrale du Congo (BCC), notamment dans les villes de Mbandaka, Lubumbashi, Boma, Kananga, Kisangani. Il sillonnait ces différentes parties du territoire congolais en compagnie de sa progéniture dont Roland Kashwantale. Au quartier Adoula dans la commune de Bandalungwa où se trouve le domicile familial et où ce jeune Kinois a vécu une bonne partie de sa vie, tout le monde témoigne qu’il est un modèle et loue ses qualités de bonté, générosité, sérénité, discipline, rigueur et sens de l’écoute. Il ne prend surtout pas d’alcool.

Au plan scolaire et académique, Roland Kashwantale était un écolier (notamment à l’Athénée de la Gombe) et un étudiant extrêmement brillant. Il a excellé au point d’enchaîner trois distinctions successives avant de décrocher son diplôme de licence en Statistique, option Mathématique de Gestion, dans la ville de Lubumbashi (Haut-Katanga). Raison pour laquelle il a été retenu Assistant en 1992. De retour à Kinshasa, la capitale, il avait été désigné, en 1994, Conseiller d’un membre du Bureau du Haut Conseil de la République - Parlement de Transition (HCR-PT) piloté, après la clôture de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), par Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kisangani.

Plus de 22 ans de carrière à la DGM
Silence, on travaille. C’est la bonne impression qui se dégage quand on arpente les couloirs de l’Etat-Major de la DGM, situé le long du Boulevard du 30 juin à Kinshasa, et que l’on pénètre dans l’antichambre de l’immatriculé 00 (Directeur Général), à la quête de la bonne information.
Son parcours professionnel au sein de la DGM est élogieux. Retraçons, brièvement, sa trajectoire. En 1997, Roland Kashwantale a débuté comme simple analyste à la Cellule des études. Puis, il commençait à gravir, l’un après l’autre, les échelons de ce service public en raison de ses compétences et performances avérées. Il a aussi été Coordonnateur de la Cellule des études au Cabinet du Directeur Général de l’époque. En juillet 1998, il a été élevé Chef de Division des études à la Direction de la formation et études.

En 2002 vint une autre promotion. Roland Kashwantale Chihoza devient Directeur central adjoint de la Direction formation et études. Ensuite, il fut désigné Directeur central adjoint de la Police de frontières. En matière de migration, il n’est donc pas né de la dernière pluie.
En juin 2005, Roland Kashwantale était nommé Directeur central des études, documentation et informatique. Il sied de souligner que ces différentes nominations et confirmations se faisaient par Ordonnances signées par le Président de la République. Puis, Directeur central à la Direction de la chancellerie en 2010 et confirmé à ce poste en 2013 par voie d’Ordonnance présidentielle. Enfin, en février 2019, le Président Félix Tshisekedi, fraichement élu, a élevé Roland Kashwantale au rang de Directeur Général de la DGM. Quelle ascension professionnelle fulgurante !

Plusieurs hauts faits à l’actif !
Au terme d’une investigation minutieuse, il s’avère incontestablement que le bilan de l’actuel staff dirigeant de la DGM est largement positif à travers, notamment, la redynamisation de la chancellerie. A titre illustratif, quasiment tous les Congolais ayant acquis une nationalité étrangère saluent la mesure-phare leur permettant désormais de venir obtenir les visas à l’aéroport international de N’Djili ou aux nombreux autres postes frontaliers moyennant seulement quatre-vingt-dix dollars américains. Ceci rappelle une directive donnée par le Président de la République qu’il a lui-même révélé aux Députés et Sénateurs réunis en Congrès en ces termes : «A mon arrivée au pouvoir, j’ai instruit la Direction Générale de Migration (DGM) pour que tous nos compatriotes qui ont acquis une nationalité étrangère puissent revenir librement au pays et obtenir le visa aux postes frontaliers…».

S’agissant des visas d’établissement en faveur des expatriés, Roland Kashwantale est engagé dans la phase de la remise en ordre. Il est question de mettre fin, depuis presqu’un an, à la distribution des visas d’établissement comme des cacahuètes. L’époque où un étranger pouvait obtenir son visa d’établissement en l’espace de 24 heures, grâce au concours des réseaux le plus souvent maffieux, est révolue. Désormais, tout expatrié candidat à un séjour prolongé en RDC doit disposer d’un compte dans une banque locale et de sa propre résidence. La pratique de la «colocation» ou cohabitation caractérisée par le partage d’une même résidence par un «clan» d’expatriés, est prohibée. Il en est de même de celle d’étrangers porteurs de mallettes bourrées d’argent sale, destiné à être blanchi en territoire congolais. Plusieurs reconductions à la frontière des expatriés en situation irrégulière, notamment des Chinois, ont été réalisées au cours de ces douze derniers mois.

Le dernier haut fait de la Police des frontières en date, c’est le joli coup de filet dans lequel sont deux personnalités influentes du régime passé, en l’occurrence, Emmanuel Ramazani Shadary et Marcellin Cishambo, qui ont été empêchés de voyager à l’aéroport international de N’djili. Ces deux hauts cadres du PPRD devaient se rendre au Burundi sur invitation du parti au pouvoir. C’était dans la nuit du 24 janvier, jour commémoratif de l’An I de l’alternance au sommet de l’Etat congolais. Selon des informations recueillies auprès de la DGM, la tentative de fraude est la cause de ce voyage manqué. L’un détenait un ancien passeport diplomatique en tant que Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, et l’autre était en possession d’un ancien passeport diplomatique en tant que Gouverneur de la province du Sud-Kivu. Deux qualités qu’ils ont déjà perdues. Pendant que Shadary attendait l’issue des formalités tranquillement dans son véhicule, en catimini, Cishambo échangeait avec quelques agents de la DGM qui lui ont fait comprendre, poliment, que les deux ne pouvaient pas prendre place à bord du vol de Kenya Airways. Alors que ceux qui étaient en situation régulière se sont rendus au pays de Pierre Nkurunziza. Cette nouvelle a enflammé la toile le week-end. Ce haut fait à ne pas politiser, a été salué par un grand nombre des Congolais aussi bien à l’intérieur du pays que dans la diaspora. Halte au trafic d’influence !

Enfin, le capital humain de la DGM est aussi bien motivé en vue de ne pas tremper dans la corruption. Bref, l’on observe une véritable mutation à l’actif du DG Kashwantale en l’espace de douze mois. Surtout qu’il s’est fait entourer des personnes chevronnées, compétentes et dynamiques dont son Chef de Cabinet, Charles Hubert Kitenge. Beaucoup d’agents et cadres de la DGM déclarent que c’est une chance et une grande satisfaction d’avoir l’un des leurs à la tête de ce service chargé de la surveillance des frontières. Le Chef de l’Etat n’avait-il pas fait cette exhortation : «A ceux qui sont responsables de la gestion des affaires publiques, le premier signe visible du changement serait votre comportement et de votre compétence de la gestion de la mission qui vous est confiée par le Peuple Congolais.» ?

James Mpunga Yende

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