Depuis Philadelphie aux Etats-Unis d’Amérique, Me Luc Fikiri Murefu a, lui aussi, dit sa râtelée et mis les points sur les ‘’i’’ concernant la question de la dissolution de l’Assemblée nationale qui fait couler beaucoup d’encres et salives au sein du marigot politique congolais.

Dans une déclaration faite ce jeudi 23 janvier 2020, cet acteur de la société civile a indiqué que le discours du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à Londres a été mal interprété par certaines personnes qui veulent à tout prix qu’il dissolve le Parlement. Il a cependant lancé un appel à l’apaisement à tout un chacun, afin qu’il se désolidarise de ces attaques partisanes en faveur d’une bonne santé politique du pays.

«Le Président a été très clair concernant la question de la dissolution du Parlement. Il avait dit qu’il va le dissoudre s’il y a des problèmes ou crises qui persistent. Félix Tshisekedi ne s’était vraiment pas attelé sur cette question, tout au long de son adresse», a dit d’entrée de jeu Me Luc Fikiri.
Selon ses propos, il n’y a pas du tout un problème entre le Chef de l’Etat et ses partenaires du Front commun pour le Congo (FCC). Car, il n’y a pas des raisons que Félix Tshisekedi soit en désaccord avec ce dernier s’il souhaite, par exemple, la révision de certains articles de la Constitution qui, du reste, nécessite l’approbation de la majorité parlementaire, a-t-il soutenu. Cet avocat exerçant au pays de l’Uncle Sam a, en même temps, soutenu que le sens des propos du Président de la République ont été désorienté et mal compris. « Le sens de la déclaration du Président a été dénaturé par des médias, des politiques ainsi que ses proches qui alimentent ce sujet, au vu des leurs intérêts. Tous ceux qui veulent cette démarche sont des ennemis de la République. Qu’on arrête de distraire la population. Les agitations qui font rage dans les médias sont vaines. Les gens doivent s’apaiser », a déclaré Fikiri Murefu, avant d’interpeller tout un chacun à favoriser un climat de paix et non des discordes ‘’qui, en réalité, non pas leur raison d’être’’.
D’où, a-t-il invité le Président Tshisekedi Tshilombo à conscientiser ses proches, les militants de l’Udps et du Cap pour le Changement à pouvoir regarder de l’avant, afin de gagner les scrutins à venir. «Le Chef de l’Etat doit dire à ses proches de ne pas se laisser avoir dans les différentes attaques mais de pouvoir se mobiliser, se structurer et se préparer pour remporter les élections et avoir la majorité absolue, à tous les niveaux, en 2023 », a-t-il ajouté.

Cet acteur de la société civile a recommandé au Président de la République de concourir à une révision constitutionnelle. D’après lui, il faudrait entre autres ‘’ramener à deux tours les élections, réduire le nombre des députés à l’Assemblée nationale et si possible que le Parlement ait seulement une seule Chambre au lieu de deux’’.

Affaire Banyamulenge
Natif de l’Est de la RD. Congo, Luc Fikiri a sous-tendu que le Chef de l’Etat ne devrait pas trancher le sujet de banyamulenge de cette manière-là. C’est-à-dire, en déclarant abruptement qu’ils sont des congolais. « Les vrais banyamulenges n’acceptent pas cette identité. Par contre, ils s’identifient comme les vrais congolais. Les gens qui se réclament comme banyamulenge ne sont pas des congolais… Ce sont des infiltrés qui se disent banyamulenges et qui créent des troubles dans cette partie du pays. Les vrais banyamulenges sont dans l’armée, ils travaillent avec nous, ils sont même au Parlement et se considèrent comme des vrais congolais », a-t-il insisté.

Corneille Lubaki