*Après le renouvellement du mandat de la Monusco, le 19 décembre 2019, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leïla Zerrougui, a apporté quelques éclaircissements sur la situation sécuritaire dans la partie Est de la RD Congo, et donné son avis sur la thèse de la balkanisation éventuelle de la RDC. C’était au cours du premier briefing hebdomadaire de l’année, le mercredi 15 janvier dernier, à Kinshasa.


Leila Zerrougui a insisté sur la façon d’apporter l’information à la population, une manière de dire aux professionnels des médias de toujours renvoyer une image positive de leur pays au peuple congolais. Avant d’éclairer l’opinion sur la grande question tournant actuellement autour d’un quelconque plan de balkanisation de la partie Est de la République.

Leïla Zerrougui a recommandé avec insistance aux professionnels des médias congolais de ne pas se donner le luxe de renvoyer une image négative de leur pays. « Voilà le message que je veux vous envoyer. Vous êtes ceux qui informent votre population. Ce n’est pas bien, cette image négative de la RDC. Pourquoi ? Parce qu’il y a des raisons d’avoir de l’espoir dans ce pays », insiste-t-elle.
Elle se dit convaincue qu’un jour, la paix et la sécurité à l’Est du pays seront rétablies. Ce qui coïnciderait avec la fin de la mission de la MONUSCO en République Démocratique du Congo.

S’agissant de la problématique de la balkanisation et/ou une occupation territoriale par des étrangers, la Représentante du Secrétaire général de l’ONU, affirme que ni la communauté internationale, ni les pays limitrophes de la RDC, ni encore moins le peuple congolais n’ont de visées territoriales sur le Congo, contrairement à ce que pensent certains acteurs politiques et politico-religieux sur cette question.
«Je crois s’il y a aujourd’hui, une chose qu’on peut dire, c’est qu’il n’y a personne, que ce soit dans la communauté internationale, que ce soit chez les voisins, qui a des visées territoriales sur le Congo », réaffirme-t-elle, avant de
Démontrer combien la population congolaise tient à l’unité de son pays, qu’elle qu’en soit le prix. Allusion faite notamment, au cas de certains autochtones de Masisi ou Walikale, où elle a séjourné en 2008.
En clair, l’idée d’une éventuelle balkanisation devrait, à son avis, quitter la pensée de chacun.

Cyprien Indi