Placée sous le signe de l’année de l’action par le Président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, lors de son adresse aux deux chambres du Parlement réunies en Congrès annuel de 2019, l’année 2020 n’aura pas de succès si les Congolais que nous sommes ne capitalisions pas rationnellement l’article 23 de la Constitution de notre pays qui dit que : «Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit implique la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image, sous réserve de la loi, de l’ordre public et de bonnes manières».


D’où, la nécessité d‘y réfléchir si on veut apporter sa modeste contribution à l’édifice de notre pays.
En attendant que l’occasion nous soit donnée pour nous exprimer par la parole et l’image, l’écrit nous permet de dire que vrai ou faux, l’effectivité de l’action du Président de la République est tributaire du changement de mentalités de nouveaux citoyens et des citoyens nouveaux de la République Démocratique. Si pour les Congolais optimistes, 2020 peut être effectivement l’année de l’action, les Congolais pessimistes quant à eux veulent que cette année soit celle de l’insuccès.
La justification peut être celle de manque de patriotisme, d’information officielle, de préparation des Congolais à la réception d’une information qui peut diviser, ou encore d’amour du prochain et du réalisme dans la prise de certaines décisions mal comprises.
Des décisions qui sont à la base de l’instabilité politique et de l’insécurité sociale qui conduisent notre pays aux grèves, et aux remous qui se manifestent dans le milieu politique, professionnel et extra-professionnel. Cette situation ne peut être résolue que dans le cadre du travail de conversion de mentalités négatives en mentalités positives des Congolais que nous sommes.
Le succès de l’action du Président de la République en 2020 est tributaire du changement de mentalités des Congolais en général, et particulier de certains leaders politiques et autorités politico-administratives des entreprises et établissements publics, en dehors de quelques exceptions.
L’un des remèdes approprié pour le changement progressif de mentalités de nouveaux citoyens et des citoyens nouveaux en 2020 demeure l’apprentissage médiatique de bonnes manières, et l’application des sanctions positives et négatives pour ceux qui les mériteraient. Seul le réalisme de notre sage, intelligente et mature classe politique soucieuse de l’intérêt du peuple congolais au détriment de l’intérêt personnel et égoïste de certains politiciens, est à même de conduire cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu’est la RDC à sa stabilité politique et à sa sécurité sociale.
Avec ces deux derniers éléments, le déclic de l’action du Président de la République pour l’année 2020 est possible.
Car, avec la stabilité politique et la sécurité sociale, les professionnels de médias peuvent travailler méthodiquement pour la conversion de mentalités des congolais dans tous les domaines pour que l’apport sectoriel de tout un chaque puisse contribuer à cette année que le Président de la République a décrété année de l’action.
Aussi, estimons-nous que les professionnels de médias avisés peuvent s’investir patriotiquement en 2020 en expliquant à la coalition au pouvoir et à l’opposition dans sa diversité, la nécessité de rester positivement divisées, tout en peaufinant des stratégies utiles pour accéder démocratiquement au pouvoir en 2023, sans sacrifier le patient et stoïque peuple congolais qui ne sait plus à quel saint se vouer, suite au comportement versatile de certains leaders politiques de notre pays.
Que soient politiquement recherchés la réconciliation et le pardon mutuel en cette année 2020 pour que la division positive en milieu politique, professionnel et extraprofessionnel contribue effectivement à l’action de cette année qui nous concerne tous.
Et que le parcours épineux qui conduit à l’horizon 2023 se fasse sans beaucoup d’heurts, ni contestations majeures.
A chacun de nous d’y prendre patriotiquement conscience.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO Professionnel en Formation Audiovisuel