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Trop c’est trop ! Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont déterminés à éradiquer la violence, à neutraliser de manière définitive les ADF et toutes les forces négatives, auteurs de l’insécurité dans la partie Est du pays.

De ce fait, elles se sont lancées dans les opérations de grandes envergures depuis le 30 octobre dernier pour neutraliser tous les ADF afin que la paix revienne dans le grand Nord. A ce sujet, le porte-parole des FARDC, le Général-major Léon Richard Kasonga renseigne que, depuis le lancement de ces opérations, les FARDC ont capturé plus de 500 rebelles ADF et parmi eux, figurent des éléments de différentes nationalités, à l’instar des Ougandais, Tanzaniens, Burundais, Centre-Africains et des miliciens Mai-Mai d’origine congolaise.

Lors d’un point de presse tenu lundi 23 décembre 2019 à Beni, le Général-major Léon Richard Kasonga, Porte-parole des FARDC et Commandant du Service de communication et des informations des FARDC, a révélé que les rebelles Ougandais capturés, ont livré des révélations accablantes et troublantes axées sur l’identité des tueurs et les commanditaires des tueries des civils dans la ville de Beni parmi lesquels figurent les politiciens, les hommes d’affaires, les jeunes des mouvements citoyens, des collaborateurs. Aussi, dit-il, ils ont également fait des révélations sur les sources de financement locales et externes, mais aussi sur la localisation des auteurs, co-auteurs et complices, à Beni, Butembo, Lubero, Kinshasa et à l’extérieur du pays. « Je vous informe que l’Abbé Machozi qui a été enlevé et par la suite a été tué ; ils ont dit que c’est eux qui l’ont tué. Ils sont là », a-t-il fait savoir. Aussi, a-t-il poursuivi : « Ils veulent aussi l’assassinat des notables. La maire de la ville serait leur nouvelle cible. Leur vœu final est de créer une nouvelle entité qui partirait de Beni jusqu’en Ituri qui serait une entité politique et administrative contrôlée par eux ». Devant la presse, le Général-major Léon Richard a présenté les 37 ADF comme un échantillon de plus de 500 éléments déjà capturés en guise d’évaluation à mi-parcours des opérations lancées en octobre dernier contre ces rebelles dans la zone Est du pays. « Ça ce n’est qu’un échantillon parce qu’ils sont plus de 500 à être dans nos prisons, ces ADF sous couvert de différentes formes et de différentes nationalités », a-t-il déclaré. Par la même occasion, a-t-il insinué, ces égorgeurs créent la terreur dans le but de pousser la population à abandonner ses habitations, à laisser ses terres vides, pour que celles-ci soient occupées par d’autres personnes à la solde de ces criminels, opposer la population à l’armée, à la police mais également à la MONUSCO. Par ailleurs, il a laissé entendre que cette nouvelle victoire des FARDC est attribuée à la population qui a accepté de collaborer avec les forces loyalistes et l’encourage à continuer de cette manière. « Le soutien de la population nous a permis d’identifier la filière de la mort que vous avez vu représenter derrière nous. Nous avons conquis grâce à ce soutien, la localité appelée 100 dollars », a-t-il expliqué. En même temps, a-t-il indiqué, les FARDC ont mis en œuvre de nouvelles stratégies pour mettre en déroute ces rebelles ADF.

Christian Okende