Au cours de la dernière réunion hebdomadaire de l’année 2019 de la Monusco, qui s’est tenue mercredi 18 décembre 2019 à son quartier général dans la commune de la Gombe, le Porte-parole intérimaire de la mission, Mathias Gillmann, a annoncé que le Conseil de sécurité de l’ONU a examiné le renouvellement du mandat de la Mission onusienne pour la stabilisation de la paix en RDC.

La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et Cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui, va en parler au cours de la première conférence de l’année 2020. Il faut savoir que le dernier mandat de la mission était d’appuyer les FARDC en vue de la protection des populations civiles.

Ainsi, la représentante du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui, a, dans cette optique, condamné les nouvelles attaques attribués aux ADF dans la région de Beni qui ont fait 22 morts à Ntombi et 12 morts à Kamango dans la nuit du dimanche 15 décembre à lundi 16 décembre 2019. A l’en croire, ces attaques barbares sont orchestrées dans le but de briser la confiance de la population et discréditer aussi bien les FARDC engagées contre les ADF que la Monusco. «La Monusco travaille à identifier les risques et les personnes à l’intérieur des communautés qui permettent à ces massacres de se poursuivre, en étroite coordination avec les FARDC et les forces de sécurité congolaises», s’est exprimée Leila Zerrougui. D’après la Monusco, les FARDC et les casques bleus ont mené une patrouille conjointe à Beni pour évacuer sept civils blessés dans l’attaque.

Sur terrain, il a été constaté que la Mission onusienne a intensifié ses activités conjointes avec les Forces de l’armée de la République démocratique du Congo. Car, elle a déployé un peloton supplémentaire de Police des Nations Unies à Beni, en appui du deuxième renfort de 200 policiers congolais arrivés récemment sur place pour sécuriser la ville et ses alentours. Depuis deux semaines, des officiers de l’armée brésilienne, spécialisés dans les combats en jungle, forment des officiers et sous-officiers de la 2e compagnie du 141e bataillon des FARDC. La 1ère phase va durer trois mois. Au total trois, bataillons des FARDC sont concernés. Selon la représentante de la Monusco, ces officiers brésiliens ont une expérience avérée dans le domaine des combats en jungle. A noter que plusieurs autres sujets ont été évoqués dans le cadre de l’actualité des Nations Unies.

Ornella Muleka