*L’évaluation du processus électoral de 2018 et la restructuration du Front Commun pour le Congo en vue de son meilleur fonctionnement, sont les principales matières à traiter lors de la première retraite de cette plateforme politique qui se tient pendant 3 jours à Kisantu, dans le Kongo Central.

Il est essentiellement question d’effectuer une autopsie de l’échec électoral à la présidentielle de 2018 dans un esprit constructif afin de baliser le chemin pour une reconquête du pouvoir lors des prochains scrutins. Il faudrait, pour cela, note le Coordonateur du FCC, mettre en avant les faiblesses et atouts tout au long du processus avec pour souci, une meilleure articulation de la stratégie électorale. A l’ouverture de cette retraite, ce mardi 26 novembre 2019, Néhémie Mwilanya a rappelé que depuis plus d’une année, le FCC a émergé en tant que force mobilisatrice portée par des idéaux et valeurs qui canalisent les aspirations des mouvements progressistes en RDC.

Concrètement, ‘’il s’agira d’étudier la meilleure façon de structurer l’action de notre plateforme politique autour des leviers locaux, nationaux et dans une certaine mesure, internationaux dont les animateurs loyaux et dévoués, répondent à l’exigence chère à notre Autorité morale de régénérescence de la classe politique… Les expériences vécues et les écueils rencontrés depuis la formation du FCC, devraient nous servir de repères‘’, souligne Néhémie Mwilanya.

Il relève, par ailleurs, les grandes victoires électorales engrangées lors des dernières élections notamment, grâce à la discipline de ses membres.
Cependant, ils n’entendent pas plonger dans l’autosatisfaction en vue de pouvoir se remettre en question mais également parce que l’œuvre humaine n’étant pas parfaite.
C’est d’ailleurs tout le sens de cette retraite où il est attendu de la part des cadres, ministres, députés ainsi que des présidents des regroupements et partis politiques du FCC, une réflexion qui va au-delà des victoires actuelles et qui permettra à la plateforme chère à l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, de se hisser à la hauteur des enjeux futurs.

Amélioration de la tactique
Ils réfléchissent également sur la consolidation de la stratégie de proximité jugée plutôt faible lors de la dernière élection présidentielle. Il est donc question de gagner en sympathie face aux autres concurrents de plus en plus costauds sur l’arène politique.
Selon le coordonateur du FCC, le message sur leur bilan à la tête du pays n’a pas été entendu avec le même retentissement dans le chef de la population aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. ‘’La reconquête du pouvoir passe immanquablement par une remise en question visant à faire coïncider le mode de fonctionnement de notre plateforme avec les idéaux qu’elle défend de manière à limiter les effets pervers de la logique d’appareil afin de mieux saisir les véritables attentes de nos populations‘’, a-t-il laissé entendre.

Au cours de cette retraite politique, le message est clair, le FCC doit davantage se structurer tout en évitant de tomber dans les pièges récurrents que sont notamment, la mise en place des structures par mimétisme sans tenir compte des réalités et enjeux de terrain et la multiplication des structures dans l’unique but de satisfaire des ambitions ou des égaux. Mais également la création des structures ayant des attributions concurrentes, et celles se montrant plus budgétivores qu’efficaces en termes de mobilisation de l’opinion et de préparation des élections, la mise en place des structures marquées par un excès de consensualisme avec le risque d’alourdir le processus décisionnel et, enfin, la mise en place des structures lourdes alors que les enjeux politiques imposent des structures souples et adaptées.

Des défis à relever
Cette évaluation du FCC est aussi l’occasion pour les membres de cette plateforme politique de répondre aux défis de la gouvernance et de la reconquête du pouvoir en 2023.

Les membres du FCC comptent tirer de leçons de leur évolution et jeter les jalons de 2023 pour faire mieux dans l’avenir. Au cœur de cette évaluation figure également la coalition CACH- FCC avec qui laquelle ils dirigent le pays. Selon eux, ce lieu n’est pas indiqué pour parler du partage du pouvoir, ni des frustrations des uns ou des autres. Ils mettront ainsi suffisamment de jalons pour une bonne marche du FCC.
Les conclusions de ces travaux sont attendues pour ce jeudi 28 novembre, à la clôture de la première retraite politique du FCC.

Il sied de noter les remerciements des membres du FCC à Joseph Kabila, «pour sa contribution exemplaire et plus que significative en faveur de la RD. Congo. Mais aussi son engagement pour la souveraineté nationale et sa passion pour le développement du pays».
Sans oublier, souligne Néhémie Mwilaya, son rôle dans la concrétisation de l’alternance démocratique, marquée par une passation pacifique et civilisée du pouvoir. «Qu’il soit rassuré de notre indéfectible loyauté ainsi que notre reconnaissance».

La Pros.