Face aux tueries et atrocités de tout genre principalement perpétrés par les groupes armés des ADF dans la partie Est du pays, le Président de la République Félix Tshisekedi a décidé d’accélérer et renforcer le processus d’assaut contre tous les rebelles qui endeuillent tous les jours la population congolaise.

Ce lundi 25 novembre, sous les cris des SOS spécialement des habitants de Beni, dans la province de Nord-Kivu, victimes d’une attaque la nuit de dimanche 24 à lundi 25 novembre, le Chef de l’Etat a, d’une part, levé l’option pour l’installation rapide d’un quartier général des Fardc dans ce territoire et, d’autre part, ordonné la mise en œuvre des opérations conjointes entre l’armée nationale et la Monusco, afin d’assurer la paix et la sécurité à la population civile de Béni.

C’est à l’issue d’un Conseil de sécurité élargi à la mission onusienne en RD. Congo, représentée par sa secrétaire générale, Leila Zerrougui, et présidé par le Chef de l’Etat, en présence des ministres de l’intérieur et sécurité ainsi que de défense, de l’administrateur général de l’ANR et du Chef d’Etat-major de Fardc que ces décisions ont été prises. Ce, comme nouvelles stratégies contre l’insécurité dans cette partie du Congo-Kinshasa où les FARDC mènent, depuis un certain temps, des attaques considérées ‘’d’assaut final’’ contre tous les groupes armés. Question aussi pour Félix Tshisekedi de respecter sa promesse faite à Beni au mois d’octobre, devant un parterre des congolaises et congolais, concernant l’éradication, avec célérité, de tous les rebelles. Aujourd’hui, cette promesse vient ainsi s’accointer avec celle de la campagne électorale, quand il avait souligné, haut et fort, qu’il placera un QG de l’armée dans cette ville meurtrie à cause des atrocités.
Par ailleurs, la mise en place d’opérations conjointes avec la Monusco résulte notamment de la ‘’plainte’’ de cette force onusienne qui, alors que plusieurs habitants stigmatisent son empreinte sur terrain dans cette lutte pour la paix, a déclaré ce dimanche 24 novembre, à travers son chargé de la protection et des opérations, Francois Grignon, que sa structure ne peut passer à l’offensive si elle n’est pas officiellement conviée par l’armée congolaise. « On ne peut pas participer aux opérations des Fardc si les Fardc ne nous invitent pas à y participer. Les opérations qui étaient lancées le 30 octobre sont des opérations que les Fardc ont voulu comme étant nationales, sans soutien, sans planification, sans exécution conjointe avec la Monusco », a-t-il lancé.

Pour rappel, huit personnes ont été tuées dans la nuit du dimanche 24 à lundi 25 novembre 2019, par les rebelles ADF. Une chose qui a irrité la population, d’autant plus que Beni a été endeuillée le même dimanche par un crash dont le bilan des victimes se lève à 29 morts. Au regard de tous ces soubresauts, les résidents de ce territoire se sont, illico presto, lancés dans des manifestations des rues, jusqu’à brûler la mairie et une base de la Monusco.

Corneille Lubaki