Accompagner la vision de Félix Tshisekedi à travers les actions positives pour le bien-être et le développement de la République Démocratique du Congo. Tel est le crédo de l’Asbl ‘‘Dynamique FATSHI qui se lance dans la campagne « Ecole Bopeto » dont l’objectif consiste à rendre viable les établissements scolaires de la Ville- province de Kinshasa.

Ainsi, s’est exprimée Marie-Louise EFEKELE (ML), Porte-parole de la ‘‘Dynamique FATSHI’’, au cours d’une interview exclusive accordée au quotidien kinois « La Prospérité ». Une occasion pour elle de réitérer l’engagement de cette Association qui soutient l’effectivité de la gratuité de l’enseignement dans un environnement sain, malgré les contraintes budgétaires.
Suivez la porte-parole de la Dynamique Fatshi :
La Prospérité : Que peut-on retenir de la Campagne « Ecole Bopeto » ?
Marie-Louise Efekele : Après une étude de prospection menée dans trois écoles de la Ville de Kinshasa, nous nous sommes rendus compte qu’il se pose un grand problème d’assainissement dans les milieux scolaires, en commençant par les installations sanitaires (WC, latrine…), les manques des poubelles, des matériels d’assainissement ainsi que du personnel pour évacuer les déchets. Avec cette triste réalité, nous avons compris qu’il fallait aussi penser à ce secteur oublié. Raison pour laquelle, l’ASBL «Dynamique FATSHI Président» a pris l’initiative et s’est engagée pour lancer la campagne «Ecole Bopeto» qui vise à rendre viable et propre les établissements scolaires de la Ville de Kinshasa. C’est vrai, nous sommes très focalisés sur l’éducation, mais il faut aussi tenir compte de la propriété des classes. Ainsi, la Dynamique s’est donnée cet objectif de sillonner Kinshasa pour lutter contre l’insalubrité dans les écoles.
La Pros. : Une certaine opinion pense que votre démarche semble être une leçon au Chef de l’Etat qui devrait commencer par assainir les écoles avant la gratuité de l’enseignement. Comment réagissez-vous?
MLE : C’est un accompagnement à la vision du Chef de l’Etat qui prône l’enseignement gratuit. C’est très important que le Président sache qu’il existe une Dynamique qui soutient ses actions sous un autre aspect de la gratuité. Donc, à côté de la gratuité, il y a aussi l’environnement que nous voulons propice pour les enfants. Toutefois, la gratuité dont il s’agit aujourd’hui est un des aspects du processus global de réforme que le Chef de l’Etat vise dans l’ensemble du secteur public pour le développement durable. Pour nous, l’idéal est un enseignement gratuit dans un environnement sain.
La Pros. : Quel Intérêt sociétal de la Dynamique à ce projet ?
MLE : C’est une pensée pour nos enfants, nos petits frères et sœurs. C’est anormal qu’ils étudient dans les mauvaises conditions. Or, ils passent pratiquement beaucoup de temps à l’école qu’à la maison. C’est-là aussi qu’ils sont souvent exposés à des maladies. Voilà pourquoi, notre campagne veut inculquer à nos enfants les valeurs intrinsèques de la vie : être propre pour être en bonne santé. Notre devise est : « j’aime mon école et je la garde propre ». Nous voulons leur dire qu’il est important d’accompagner les écoles dans cette politique de salubrité. A travers « Ecole Bopeto », nous sensibilisons les élèves sur l’hygiène et l’assainissement de l’environnement et surtout de faire également des enfants des acteurs du changement des mentalités et du respect du bien public.
La Pros. : Quelle différence y a-t-il entre «Ecole Bopeto » et « Kin Bopeto» en termes de mode opératoire sur le terrain ?
MLE : Cette opération, ‘’Ecole Bopeto’’ constitue aussi un clin d’œil au Gouverneur de la Ville qui a lancé avec le Chef de l’Etat le projet ‘‘Kin Bopeto’’ en octobre dernier. Nous pensons qu’ils ont un budget pour le succès de cette initiative mais Kinshasa est grand. Notre idée est aussi que les volontaires se présentent pour travailler dans ‘‘Kin Bopeto’’ dans tous les coins de la Ville : église, hôpitaux, écoles, associations… afin que notre capitale brille et retrouve sa plus robe d’antan. Aujourd’hui, notre Asbl compte plus de 5000 membres sympathisants à travers à Kinshasa dont 80% sont des chômeurs. Nous avons toutes les qualités mais sans emploie (forgerons, menuisiers, ingénieurs...). Tous cherchent du travail. Par ce projet ‘‘Kin Bopeto’’, on peut mettre en place une structure d’assainissement de la Ville de Kinshasa. Il ne suffit pas seulement de mettre des poubelles dans les grandes artères sans une structure ou une entreprise. Pourquoi ne pas faire comme en Belgique, où il y a une entreprise «Bruxelles propreté ».
La Pros. : Qui est derrière vous côté financement ?
MLE : Les ressources financières proviennent des cotisations des membres de notre Association. Nous sommes très engagés de commencer avec nos petits moyens, en entendant que d’autres personnes de bonne volonté nous rejoignent dans cette campagne. Donc, par nos fonds propres, nous allons poser des actions à travers cette campagne de sensibilisation pour l’assainissement des établissements scolaires. Avec le peu que nous allons récolter, nous allons acheter des poubelles et autres matériels pour doter aux écoles. Mais, puisqu’il y a plusieurs actions à poser, nous lançons un appel solennel au Président de la République, au Gouvernement ainsi qu’à l’Hôtel de Ville de Kinshasa pour nous prêter mains fortes. La Dynamique FATSHI a pointé un secteur important qui tient à cœur le Chef de l’Etat et le Gouverneur de la Ville. Elle mérite d’être soutenue. Nous demandons mêmes aux bailleurs de fonds de soutenir cette campagne afin de rendre salubre nos écoles.
La Pros. : Jusqu’où ira la campagne ‘‘Ecole Bopeto’’ ?
MLE : Si les fonds nous arrivent de manière conséquente, nous irons plus loin avec cette opération. Nous serons bien en mesure d’étendre également la campagne « Ecole Bopeto » dans toutes les provinces de la RDC.
La Pros. : A quand le lancement officiel du projet ‘‘Ecole Bopeto’’ ?
MLE : La Dynamique FATSHI a lancé le projet pilote la semaine dernière à l’Institut Technique et Industriel (ITI) de N’djili où nous avons été bien accueilli en premier pour commencer la campagne de sensibilisation. Cet établissement public est en manque de beaucoup de choses en termes de matériels notamment : des bancs et des poubelles pour les salles de classes et pour l’extérieur. Nous comptons procéder au lancement officiel, le 7 décembre 2019, à l’ITI/N’djili. Cet évènement coïncide avec la célébration du premier anniversaire d’existence de la Dynamique FATSHI. Nous n’avons pas voulu fêter avec faste pendant que nous sommes au moment des réformes qui appellent au travail et pendant que nos enfants n’ont pas des poubelles. ITI/N’djili sera notre école référence et s’en suivra avec d’autres écoles de la Capitale.
La Prospérité : Avez-vous un mot particulier à adresser à l’opinion nationale ?
Marie-Louise Efekele : Nous invitons les Congolais et Congolaises à rejoindre la Dynamique FATSHI qui est une structure d’accompagnement de la vision du Chef de l’Etat. Nous avons été séduits par son programme qui consiste à lutter contre la pauvreté, en plaçant l’Homme au centre de tout et à vaincre la faim et les antivaleurs en RDC. Ça fait un an que nous existons et nous travaillons dur pour la réussite du mandat du Président de la République. En termes d’assistance, nous avons géré plusieurs cas sociaux et nous sommes intervenus sur d’autres projets importants en faveur du développement à Kinshasa. Nous sommes très ouverts et disponibles à collaborer et échanger avec tout le monde qui partage la vision de notre Président de la République pour un nouveau Congo.

Propos recueillis par Jordache Diala