*Beaucoup de mauvaises langues se sont déliées méchamment ces derniers jours contre le Président National du PPRD. Joseph KABILA KABANGE a été au cours des diatribes de plusieurs détracteurs nourris dans les laboratoires occidentaux représentés dans l’ombre sur le sol de nos ancêtres.

Pour cause, l’annonce depuis Lubumbashi par son parti de sa rentrée politique au sein de son parti où il doit statutairement assumer ses fonctions de président du parti, conformément à l’article 40 des statuts du PPRD, tels que révisés en 2018. Pourtant, dans la capitale cuprifère, tous les discours officiels du PPRD lus à l’ouverture et à la clôture de la matinée politique qui a fait trembler la terre ont été rendus publics. Nulle part, il n’a jamais été question de la candidature de Joseph Kabila en 2023. Ce sont plutôt ses détracteurs qui ont ouvert le feu sur son éligibilité ou non en tant qu’ancien président de la République en 2023. Il a fallu un débat d’idées entre spécialistes de droit pour que les choses se clarifient sans toutefois personnaliser le contour de la question.

Candidature en 2023 : que dit la Constitution ?
Si pour le professeur Mbata, un sénateur à vie ne peut plus se présenter, son collègue Nyabirungu fort de son expérience, est venu clore le débat, non pas avec des injures, mais plutôt avec les arguments de droit. Le seul article de la Constitution consacré au statut d’un ancien président de la République, est le 104, alinéa 7 : « Les anciens présidents de la République élus sont de droit sénateurs à vie ». Et de rappeler : « Une loi, lorsqu’elle est claire, elle ne donne pas lieu à l’interprétation », avant de préciser : « L’article 104 donne le droit au sénateur à vie, et à tous les anciens présidents élus, présents ou futurs, et ne concerne aucun individu en particulier… ». Cet article confère non seulement un honneur mais aussi un droit (…) qui ne peut être donné d’une main par le constituant et retiré d’une autre…

L’ancien président est sénateur à vie de droit. Ce droit, il peut y renoncer si envie lui en prend et se livrer à d’autres activités ou de ne rien faire », conclut le professeur émérite Raphaël Nyabirungu.
Si au PPRD on soutient que la question n’a jamais figuré à l’ordre du jour de sa matinée à Lubumbashi, il demeure vrai dans la pratique et bon sens que l’on ne saurait priver à un ancien président qui qu’il soit de ses droits civils et politiques.

FCC-CACH : une coalition, un bloc contre les prédateurs…
Au Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, on soutient la coalition. Car cette idée émane de son Président national du qui, en décembre 2018, dans son discours d’au revoir à la nation, avait préconisé la coalition des forces politiques ayant gagné les élections à divers niveaux. Ce, pour constituer un bloc infranchissable contre les prédateurs de nos richesses et les artisans de la balkanisation.
L’idée de la coalition qui, d’ailleurs, s’imposait de par les résultats des élections n’avait jamais traversé la tête du président honoraire désormais entré par la grande porte dans les annales de l’histoire congolaise. Voilà pourquoi, le PPRD qui s’aligne sur le chemin tracé par son président national tient à la coalition non pas qu’il est en position de faiblesse. Mais, c’est le contraire, affirme un cadre du PPRD qui a requis l’anonymat. Toutefois, au parti de Joseph Kabila, on dénonce la violation répétée de l’accord FCC-Cach par les partenaires du camp présentiel par des initiatives qui sortent du fonctionnement normal des institutions sans tenir compte des prérogatives constitutionnelles dévolues aux différentes institutions dans un régime semi-présidentiel où le Premier Ministre, chef du gouvernement, est responsable devant le parlement. On y reviendra en détail un jour.

Tensions dans les différentes bases du Fcc-Cach
Certes, il a été noté certains écarts de langage qui, quand bien même ils rentrent dans le cadre de la liberté d’opinion, sont çà et là allés au-delà et n’engagent que leurs auteurs à titre individuel. Toutefois, c’est ici qu’il faut saluer la grandeur d’âme, la profondeur de leurs pensées et leur sens d’honneur d’Etat dont on fait montre leurs Excellences Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Joseph Kabila Kabange, respectivement, Président en fonction et Président honoraire pour avoir gardé le regard fixé sur l’intérêt supérieur de la nation.

Main noire contre la coalition
Dans ce qui est apparent, il y la force nuisible de l’iceberg. Ce sont les ennemis de la coalition. Ils se comptent par milliers au pays et à l’étranger.
Au pays, ce sont ceux qui sont pressés de voir la coalition, tel un bateau, chavirer. Au-delà de nos frontières, il y a des forces impérialistes avec leurs relais dans les sous-Régions. Elles encourageraient, selon certaines indiscrétions, l’actuel chef de l’Etat à se débarrasser de son allié et partenaire de la coalition. Ceci filtre à travers plusieurs missions officielles qu’effectue notre président actuel, selon les sources averties.
Ceci serait suicidaire pour la paix chèrement acquise. Joseph Kabila Kabange n’est pas n’importe quel acteur politique que quiconque tenterait d’effacer d’in trait. Non, il y a encore et encore plusieurs milliers des congolais derrière lui. La démonstration en a été donnée par le secrétaire permanent de son parti.

A travers quelques récentes sorties dans le Haut Katanga, le Lualaba et Kinshasa, on a vu une mobilisation spontanée des congolaises et congolais qui croient en Joseph Kabila et aux idéaux de son parti. Si hier on prétendait que les foules affluaient vers les meetings du PPRDC parce qu’en tant que parti au pouvoir jadis, on achetait, on soudoyait les participants à des meetings. Aujourd’hui cet argument est trop faible pour tenir debout. Les militantes et militants du PPRD ainsi que les congolais dans leurs diversités savent ce que Joseph Kabila Kabange a fait pour ce pays depuis son accession au pouvoir. Patrimoine commun désormais, Joseph Kabila Kabange mérite respect et considération.

L’intérêt général
Apres la pluie vient le beau temps. Il est plus que temps d’espérer que l’heure a sonné pour que les uns et les autres membres de la coalition respectent les engagement pour le bon fonctionnement des institutions pour le plus grand bien du peuple congolais. Le PPRD a toujours et déjà été prêt à accomplir sa part de contrat. Car depuis plus d’une décennie, son président est rompu dans l’art des négociations même avec ceux qui, hier se sont tournés contre la patrie.
Kabongo Ntumba
Analyste Politique