Dans le souci d’atteindre efficacement ses objectifs basés sur trois résultats transformateurs, à savoir : zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale et zéro violence basée sur le genre, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé, du mercredi 13 au jeudi 14 novembre 2019, à Roméo Golf situé dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, un atelier d’échange avec le Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive (RJSSR).

Sous les auspices du chargé des médias, M. Siaka Traore et toute l’équipe du département de Communication de l’UNFPA, les journalistes du RJSSR ont été sérieusement outillés sur les axes d’intervention de l’UNFPA en République démocratique du Congo. Notamment, sur la planification familiale, les violences basées sur le genre, les questions de dividende démographique et les questions humanitaires.

‘’Nous avons organisé cette session d’information, d’échange et de réflexion sur le partenariat avec le RJSSR parce qu’à l’UNFPA, nous pensons qu’on ne peut pas conduire le développement de la RDC si, effectivement, nous ne travaillons pas avec les journalistes qui constituent, à notre point de vue, une force motrice pour le changement sociale du pays. C’est pourquoi, nous avons réfléchi de donner un certain nombre d’information sur les questions de population congolaise aux journalistes pour leur permettre de mieux comprendre ce que nous faisons. Et, nous leur demandons de voir comment ils peuvent s’organiser pour faire des productions et des plaidoyers pour que la situation en lien avec la population puisse changer’’, a précisé à l’ouverture de l’atelier, M. Siaka Traore.
En effet, l’engagement des journalistes du RJSSR de ne pas laisser les questions liées à la santé sexuelle et reproductive et tant d’autres questions humanitaires traitées par UNFPA, rester méconnues du grand public, est la raison d’un partenariat entre les deux structures.
‘’Nous travaillons pour que les jeunes, les femmes et les hommes aient l’information sûre et fiable qui leur permet de préserver leur santé sexuelle et reproductive. Nous mettons sur la place publique des questions qui poussent au réveil des consciences face à des tragédies que subissent des femmes et des jeunes filles dans notre pays en ce qui concerne la santé procréative’’, a souligné la coordonnatrice du RJSSR, Bibiche Mbete.
Dans ce cadre, elle a martelé que le Fonds des Nations Unies pour la Population qui a invité le RJSSR est l’agence directrice des Nations Unies en charge des questions de santé sexuelle et reproductive. Elle constitue pour les journalistes une grande source d’informations en cette matière parce qu’ils ont besoin d’avoir et de donner des informations de qualité à la population congolaise. Aussi, ces journalistes ont également besoin d’être continuellement formés, mis et remis à niveau dans le domaine de la santé de la reproduction afin d’acquérir les compétences nécessaires à leur travail.

Il est vrai qu’après ces échanges fructueux entre l’UNFPA et le RJSSR, des résultats au sein de la population Congolaise qui est la vraie bénéficiaire de ce partenariat, seront attendus de ces deux structures.
Pour ce faire, une ébauche d’un plan d’action a été élaborée à la deuxième journée de ces échanges entre les deux parties.

Ainsi, ledit plan d’action sera exécuté le plus vite que possible car, ayant maîtrisé les actions menées par l’UNFPA en RDC, ces journalistes ont hâte de mettre leur savoir-faire en pratique pour sauver des vies des congolais, surtout en matière de la santé sexuelle et reproductive. Il faut, sans nul doute, avouer que l’UNFPA est le seul leader en RDC, en fourniture des intrants de contraception.

Il y a lieu de préciser que les journalistes du RJSSR ont été outillés par les interventions, entre autres, du Prof. Pierre Klissou sur la vision de l’UNFPA et les dividendes démographiques ; de M. Wanogo Ali sur la problématique de zéro besoin non satisfait en Planification familiale ; de Mme Noémie sur la question de la présentation humanitaire et les violences basées sur le genre (VBG) et, enfin, de M. Pierre Shamual sur la santé maternelle.

Jules Ntambwe