La Majorité parlementaire va se choisir un Rapporteur adjoint dans le camp de l’Opposition. Et oui, incapables de se trouver un prétendant par consensus, les Députés nationaux de l’Opposition, comme toujours, vont en ordre dispersé pour ce poste, l'unique qui leur revient au sein du Bureau définitif de la Chambre basse du parlement.

Le dépôt des candidatures à ce poste s’est clôturé depuis mardi 12 novembre 2019. En attendant l’affichage des listes de candidats, 4 candidatures auraient été déposées. Chérubin Okende, Député membre du groupe parlementaire AMK et alliés, Albert Fabrice Puela de la Dynamique de l'opposition, Jacques Lungwana Matumona du MLC et Caroline Bemba du MLC. Cette dernière aurait déposé sa candidature en tant qu’indépendante à ce poste. Ainsi, l’élection du Rapporteur adjoint va intervenir mardi 19 novembre prochain.

Donnant l’exemple, Chérubin Okende, Député membre du groupe parlementaire AMK et alliés, ancien porte-parole du coordonnateur de Lamuka, Moïse Katumbi, secrétaire général adjoint et porte-parole adjoint d’Ensemble pour le changement, a déposé depuis lundi sa candidature pour le poste de Rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale. Il aurait fallu attendre le jour suivant pour voir Caroline Bemba, la sœur de Jean Pierre Bemba Gombo suivre l’exemple. Fabrice Pwela de l’ADN a, à son tour, emboîté le pas. Après lui, c’était le tour du Député national du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Jacques Lungwana Matumona, de déposer sa candidature pour l’élection du Rapporteur adjoint du Bureau définitif de l’Assemblée nationale. Secrétaire général adjoint en charge de la logistique et des finances du MLC, l’élu de Mbanza-Ngungu (Kongo Central) a signifié avoir bénéficié du mandat de son parti pour déposer sa candidature. «Le parti m’a donné mandat pour que je puisse déposer ma candidature pour apporter ma pierre à l’édifice de l’Assemblée nationale», a-t-il lâché tout juste après le dépôt de sa candidature.

Il convient de rappeler que le poste de Rapporteur adjoint était à pourvoir depuis le mois d’avril 2019, date à laquelle l’actuel Bureau a été investi en l’absence de l’Opposition parlementaire qui avait boycotté les élections. Cette dernière n’avait pas participé de suite au manque de consensus avec la majorité parlementaire autour de la répartition de postes. Finalement, un compromis a été trouvé dans ce sens. Après la mise en place des bureaux des commissions permanentes, le Bureau de l’Assemblée nationale va s’afficher au complet après les résultats de ces élections prévues mardi 19 novembre prochain.

Merdi Bosengele