*Enfin, la fête tant attendue, la campagne électorale est lancée ! C’était hier, au Palais du Peuple, dans la salle de spectacle que Corneille Nangaa, le Président de la CENI, l’a manifestement proclamé.

Conformément à sa décision NUMERO 065/CENI/BUR/17 du 5 novembre 2017 portant publication du calendrier des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, la campagne électorale pour l’élection présidentielle, les élections législatives et provinciales commence le jeudi 22 novembre à minuit sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Elle se termine le vendredi 21 décembre 2018 à minuit. Membres des partis politiques, candidats, journalistes et plusieurs personnalités publiques étaient au rendez-vous.

La CENI n’a pas manqué de donner quelques recommandations et consignes sur les principes à observer pendant cette période de campagne aux candidats, ainsi que les modalités de vote. Un tonnerre d’acclamations a retenti, juste après ces mots solennels d’ouverture de la porte aux élections.

Il était 10 heures passées lorsque l’assistance dans la salle de spectacle du Palais du Peuple a accueilli le staff complet de la commission électorale nationale et indépendante. Après avoir fredonné l’hymne national, le Vice- Président de la CENI, M. Norbert Basengezi, a prononcé le discours de bienvenue à l’assemblée. Un discours suivi du mot de circonstance du Président de la CENI, Corneille Nangaa.

Après, le Secrétaire exécutif de la CENI a, à son tour, donné les règles à suivre pendant la campagne tant pour les candidats que pour les partisans. «La campagne électorale n’est qu’un combat d’idées et une période de fortes sensibilisations de ses électeurs pour les amener à voter massivement pour leurs candidat. Mais, cela doit se faire avec le plus de courtoisie possible », a-t-il lancé. «Ce n’est donc pas l’occasion, pour les parties prenantes, qui ne sont au final que des adversaires politiques, de s’injurier ou de se lancer des propos incivils», a-t-il ajouté.

Inciter quiconque à commettre un acte de nature à entraîner des violences, des menaces ou à priver d’autres personnes de l’exercice de leurs droits ou libertés constitutionnellement garantis est donc, strictement interdit à tout candidat, quand bien même il est libre de s’exprimer au cours de sa campagne.

En ce qui concerne l’apposition d’affiches, de photos et autres effigies de propagande électorale pendant cette période est autorisée, selon l’art.39 des mesures d’application mais à condition que chaque candidat indépendant, parti ou regroupement politique n’installe, à ses frais, qu’un seul panneau d’affichage à proximité du centre de vote.

Il est aussi interdit tout affichage sur les édifices publics. Aussi, les abus des biens sociaux confirmés par un jugement irrévocable entraineraient-ils la radiation de la candidature de son auteur, ou carrément, l’annulation de la liste du parti.

24 heures avant le jour du scrutin, toute affiche devra donc être enlevée et plus de propagande le jour des scrutins. Quelques instructions de la procédure à suivre aux électeurs pendant le déroulement du vote ont été aussi données. Le respect de l’heure de la clôture a été le point le plus focal. Car, dépassé le délai, plus personne n’aura accès au centre électoral.

A propos des contestations et des contentieux électoraux, Corneille Nangaa a souligné que dans tous les scrutins du monde, il n’en manque pas. Voilà pourquoi, il a conseillé à tous d’avoir l’amour pour la patrie et d’éviter les troubles pour conserver la paix.

Il a du moins promis des élections plus que transparentes, en misant sur la présence des témoins, l’affichage des résultats tout juste après le vote et quelques mécanismes d’intégrité qui ont été mis en place. Il ne restait plus qu’à prononcer le mot qu’attendait tout le monde : «La campagne est officiellement lancée » !

Grâce Kabedi