Le Gouvernement de la République veut mettre un terme au financement du déficit par le recours aux avances de la Banque centrale du Congo, une pratique qui favorise l’inflation des prix sur les marchés ainsi que la dépréciation de la monnaie nationale.

Il voudrait, de ce fait, disposer d'autres ressources financières pour couvrir l'ensemble de ses charges et, surtout, faire face au déficit du trésor par le financement monétaire. Ces conclusions émanent de la réunion tenue par le Premier ministre Ilunga Ilunkamba ce jeudi 3 octobre 2019 à la Primature. Avec son équipe, il est à la recherche des moyens pour financer la vision du développement du Gouvernement.

Raison pour laquelle, précise le Vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jules Bondombe, il va recourir à un endettement public sur le marché intérieur appelé «Bon du trésor». Il s’agit d’un titre d’emprunt émis par un Etat.
Au cours de cette séance de travail, il s’est agi d’examiner les conditions du lancement, dans les prochains jours, par la Banque Centrale du Congo, des bons du trésor, une pratique financière légale, en effet, permettant au Gouvernement d’exploiter différentes sources de mobilisation des fonds.

L’objectif ici est d’éviter un impact négatif concernant le taux de change sur le marché. Le dossier fera à nouveau l’objet des discussions au cours d’une autre séance de travail, a déclaré le numéro deux de la BCC.
Etaient présents à cette réunion importante le Vice-Premier Ministre du Budget Jean Baudoin Mayo, le Vice-Ministre des Finances Junior Mata, le Vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jules Bondombe ainsi que le Directeur de la Politique Monétaire à la Banque Centrale du Congo, Jean-Louis Kayembe.
Le Premier ministre Sylvestre Ilunga qui veut se donner les moyens pour financer la vision du développement du gouvernement, garde en même temps un œil attentif sur l’évolution de l’épidémie Ebola en RDC.

Des gros progrès
Ce jeudi 3 octobre 2019, il a été mis au courant de la régression de la maladie par l’équipe de coordination de la lutte contre le virus Ebola, dans son cabinet de travail.
Accompagnée par le Vice-ministre de la Santé, Albert Mpeti Biyombo, le chef d’équipe, le virologue Muyembe Tamfum, a fait le point de l’évolution de la maladie sur le terrain pour ce qui est des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
De 10 à 20 cas de contamination par jour, le chiffre est passé le mercredi dernier à 1. Des gros progrès rapportés, en effet, au chef du Gouvernement. Des réalisations accomplies grâce à la molécule curative et efficace découverte par le Directeur Général de l’INRB, Jean-Jacques Muyembe.

Le chef du gouvernement a également été édifié sur l’organisation de la lutte qui justifie cette régression de la maladie surtout si le malade se présente tôt à l’hôpital. Il y a donc plus de chance de guérison dans ce cas.
Pour continuer la lutte, a indiqué le chercheur congolais, la coordination a besoin des appuis financiers, puisse qu’il ne faudrait pas démotiver le personnel engagé dans la lutte sur le terrain.
Plusieurs partenaires impliqués dans ce combat vont bientôt bénéficier des appuis de la Banque Mondiale. Des réunions fréquentes ont été sollicitées au Premier ministre pour un meilleur partage d’informations.
Faudrait également reconnaître qu’aujourd’hui il y a plus d’adhésion de la population qui comprend mieux son rôle important comme composante dans la lutte. Bref, il y a de l’espoir de vaincre à nouveau cette épidémie, selon Jean-Jacques Muyembe. La vigilance est maintenue.

Le Premier ministre et l’ensemble de son Cabinet sont donc au four et au moulin pour tenter d’exécuter au mieux les missions qui sont les leurs. Parmi les multiples préoccupations provenant de différents secteurs de la vie nationale, il y a dans la foulée les journaliers de la Société Nationale d’Electricité.

Doléances
Ce jeudi 3 octobre, une délégation d’agents journaliers de la SNEL est venue exposer ses doléances au Directeur de Cabinet du Premier Ministre, le professeur Kabuya Kalala.
Ces agents qui disent totaliser pour certains plus de 15 ans de prestations en qualité de travailleurs journaliers, réclament leur intégration pure et simple au sein de cette société, et la signature de contrats de travail à durée indéterminée et sans condition, en vertu selon eux de l’article 42 du Code du travail.

Le directeur de Cabinet du Premier Ministre, après avoir écouté longuement ses hôtes, a promis de transmettre ces revendications au Chef de l’Exécutif qui donnera des orientations pour examiner les pistes de solutions susceptibles d’amener au règlement de ce litige.

La Pros.