*Suite à la validation des pouvoirs aux fins d’entériner les mandats de 15 premiers suppléants des Députés ayant opté pour des mandats incompatibles, et ceux de 31 nouveaux Députés proclamés par la Cour constitutionnelle, aujourd’hui, mieux qu’hier, la Chambre basse du parlement affiche complet. Fini les contentieux électoraux.

Les 500 Députés nationaux sont donc désormais connus. Ainsi, la première matière inscrite à l’ordre du jour de la présente session extraordinaire étant complètement épuisée au cours de la plénière d’hier, mercredi 28 août 2019, la voie est ouverte pour l’audition du discours-programme que devra prononcer le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, suivie de l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale. Laquelle investiture pourra intervenir en début de la semaine prochaine. Dans l’entre temps, l’élu de Bumba est certainement dans l’attente de recevoir le programme du Gouvernement d’ici le week-end, pour le distribuer aux Députés devant l’examiner.

Un travail parfait…
Au cours de la séance plénière du 21 août 2019, le Bureau de l’Assemblée nationale avait communiqué à la plénière l’initiative qu’il avait prise, celle de créer une commission spéciale et temporaire conformément aux dispositions de l’article 48 du Règlement Intérieur. Ladite commission spéciale, supervisée directement par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, avait la mission de vérifier les dossiers aux fins de valider les pouvoirs des Députés. A l’issue de cette vérification, 46 Députés ont été validés après que la commission ait livré son rapport général, étape par étape, à l’assemblée plénière. Les quinze premiers suppléants des Députés nationaux ayant opté pour un mandat de Député national ont été ainsi identifiés, puis validés. Et, s’agissant de 31 nouveaux Députés nationaux définitivement proclamés par la Cour Constitutionnelle, la commission a pris les soins d’examiner la conformité de leurs dossiers conformément à l’article 121 de la loi électorale avant leurs validations. Dans ce lot, l’on retrouve les habitués comme Pierre Kangudia, Emery Okundji, Marie-Ange Mushobekwa, Egwake Omer, Luhaka Losendjola, Mobutu Giala et Cie.

Ilunga et FT

Urgence…
Les jours sont comptés pour que la session extraordinaire à l’Assemblée nationale soit complètement clôturée. Car, en marge de son discours solennel ouvrant les travaux de la Session extraordinaire, Madame Jeanine Mabunda Lioko avait, d’entrée de jeu, signifié que la convocation de la présente Session a été justifiée par la nécessité de permettre à la Chambre Basse du parlement de procéder, d’une part, à la validation des pouvoirs des Députés nationaux et, d’autre part, à l’audition du programme du Gouvernement, suivie de son investiture. Mais, concernant ce dernier point, l’élue de Bumba n’avait-elle pas précisé que cet exercice allait intervenir dès le dépôt dudit programme par le nouveau Premier ministre. Actuellement, tous les signaux prouvent à suffisance que cela va être fait d’ici la fin de cette semaine, prenant en compte l’urgence qui s’impose.

Les défis à relever
D’après certaines sources proches de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, l’étape de l’élaboration du discours-programme du Premier ministre était largement avancée. Car, depuis sa nomination intervenue le 20 mai 2019, ce dernier aurait suffisamment travaillé, en apportant une dose de son intelligence corroborée avec la conception du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Au stade actuel, est-il évident d’affirmer haut et fort que ce programme gouvernemental devrait, obligatoirement, refléter la vision ‘’efficiente’’ du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo qui, auparavant, lors de sa campagne électorale, promettait d’investir dans l’homme congolais comme gage du développement, dans le but de matérialiser le credo laissé par son défunt père, « le peuple d’abord ». A cet effet, puisque la RD Congo est un grand pays, les défis aussi sont énormes. Le discours du Premier ministre devrait sans aucun doute refléter les aspirations du peuple congolais. La lutte contre le chômage des jeunes, l’accès à l’éducation et à la gratuité de l’enseignement, la prise en charge des enseignants, la construction et la réhabilitation des routes des dessertes agricoles, des hôpitaux, et surtout l’insécurité récurrente dans l’est du pays… telles sont quelques attentes de la population congolaise qui plaide pour le social.

Dans tous les cas, la représentation nationale, celle qui affiche au complet depuis hier, sera appelée à trancher, après qu’elle ait soumis ses préoccupations à l’équipe gouvernementale Ilunga Ilunkamba, en acquiesçant ou encore en rejetant le programme.
D’ici le 7 septembre l’on saura un peu plus sur la couleur du dossier.

La Pros.