Hier, dimanche 30 juin 2019 , Alain Daniel Shekomba, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018, a, depuis l’Afrique du Sud, dit sa ratelée sur la situation politique en RDC, principalement sur les antinomies entre Lamuka et la coalition FCC-CACH.

Profitant de cette journée commémorative du 30 juin, Shekomba, face à la presse, a souligné que l’alternance politique n’a été guère trouvée, nonobstant la passation du pouvoir du 24 janvier 2019. De ce fait, l’homme de douze engagements curatifs propose un schéma pour réussir l’alternance politique. Primo, constater et proclamer officiellement la transition sans Joseph Kabila. Secundo, mettre en place des institutions transitoires dont Félix Tshisekedi assurera la présidence pendant deux ans. Tertio, organiser les elections libres, démocratiques inclusives au 30 décembre 2021 en étroite collaboration avec la communauté internationale. Quarto, fixer les objectifs et missions essentiels pour la reussite et le succès de l’alternance politique post Joseph Kabila.

«Aimer véritablement la Rd. Congo et les congolais revient à admettre qu’il faille une thérapie de choc ou spéciale pour juguler la crise de légitimité, favoriser la cohésion nationale et le vivre-ensemble», a somptueusement éclairé Alain Daniel Shekomba. Dans la même optique, assainir le cadre politique par la réconciliation nationale, l’organisation d’une cérémonie purificatoire entre congolais, d’abord, et entre congolais et étrangers et procéder à l’état des lieux de toutes les lois promulguéers depuis 1997 jusqu’à ce jour ; sont quelques points repris par le thérapeute politique congolais. Toujours dans la ligne des objectifs et missions essentiels pour la reussite et le succès de l’alternance politique après Joseph Kabila, A.D Shekomba signale qu’il faudra approfondir et adopter la loi sur la double nationalité; organiser le recessement administratif et consolider la démocratie par le respect strict de la régularité du cycle électoral de 5 ans ainsi que l’organisation, après 3 ans, en décembre 2021, des élections démocratiques, transparentes, libres, justes et inclusives. Il sera question aussi, a-t-il précisé d’élaborer un programme commun de gouvernement; définir un cadre éthique de gouvernance économique et sociale.

Eu égard à ce qui précède, il s’avère important d’instaurer la culture des gouvernances internationales par la mobilisation, l’harmonisation et le rechauffement des termes de la coopération bilatérale et multilatérale dont les thématiques majeures telles que l’environnement ou le climat, l’activisme permanent face aux catastrophes naturelles, la lutte antipandémie, la lutte contre le terrorisme et le blanchissement des capitaux, les migrations et autres devraient occuper une place importante, mais sans, par ailleurs, reléguer les questions récurrentes se rapportant à l’aconomie, à la pauvreté, à la santé, à la sécurié, à l’éducation et à l’emploi; a-t-il indiqué. Signalons en outre que pour Alain Daniel Shekomba, les élections de decembre dernier ont été organisées notamment, avec la machine à voter qui est ‘’une option illégale et non consensuelle’’ ; un fichier éléctoral comprenant des elcteurs fictifs non révisé et non soumis à la vérification des candidats. C’est cela d’alleurs qui a concouru, a-t-il ajouté, à un fiasco et aux résultats contestés.

Lambert Saïdi