*Plus de cinq mois après son investiture, Félix Tshisekedi, le tout nouveau Président de la République, aurait intérêt à rechercher des solutions politiques aux impasses répétitives enregistrées sur sa trajectoire.

A la veille du 30 juin 2019, Samy Badibanga, peu avant la méditation décrétée sur toute l’étendue du territoire de la RD. Congo, croit aux vertus de la table de réconciliation, dur comme fer, et en donne suffisamment des éléments d’analyse.
Très souvent, il réfléchit en avance. Et les autres ne le suivent que bien plus tard, lorsque la situation a fini, peut-être, par dégénérer. Autrefois, il fut le premier à prévenir le danger que procurait la stratégie du glissement au calendrier électoral qui devenait un mécanisme malicieux incrusté dans les méandres de la politique congolaise pour accorder du temps à Kabila de se maintenir aux commandes du pays par des subterfuges et autres astuces déguisées en écueils. Il préconisait ainsi la tenue du dialogue pour lever les options politiques dont la CENI avait besoin pour fixer un nouveau calendrier notamment, sur la séquence des élections, le financement, la sécurisation et l’accompagnement, le calendrier et le délai butoir.

Aujourd’hui encore, alors que le microcosme politique est englué dans un environnement maussade caractérisé, particulièrement, par la série d’invalidations, la remise en cause de la légitimité d’un bon nombre d’élus invalidés ou réhabilités, la controverse autour des ordonnances présidentielles portant mise en place de nouveaux dirigeants à la Gécamines et à la SNCC, les affrontements à chaudes larmes entre les combattants et militants de CACH et du FCC dans la capitale, quel peut être le cadre pour aplanir de nouvelles divergences et engager le pays sur les rails de l’embellie ?
Au fait, puisque la donne politique est constituée d’une alternance dont le décollage pose problème ne serait-il pas bon, dès à présent, que les acteurs politiques majeurs qui étaient au pays avant, pendant et après les élections, puissent mûrir l’idée d’une nouvelle table de réconciliation avec les exilés politiques, les prisonniers libérés ainsi que tous ceux qui, de manière sélective, ont été écartés de la course aux élections et dont l’apport en ce temps de la reconstruction ne pourrait que s’avérer indéniable ?

A toutes ces questions ainsi qu’à tant d’autres qui bouillonnent encore dans les occiputs, Samy Badibanga Ntita, ex-Premier Ministre et leader des Progressistes, croit que, loin s’en faut, le dialogue sera toujours l’unique panacée plausible pour régler durablement la crise de légitimité en RD. Congo tant que les élections seront mal organisées en RD. Congo.

Si Lamuka continue à réclamer, il serait immature de considérer qu’il ne s’agirait-là que d’un simple coup d’épée dans l’eau. Par contre, Lamuka pose-là une bombe à retardement pour la suite du processus d’alternance politique en RD. Congo. Donc, en 2023, si la transparence n’est pas garantie, les options sur la machine à voter ainsi que tous les dossiers liés, par exemple, à l’inclusion des exclus d’hier à la tenue des futures élections, ne sont pas levées, sans oublier, évidemment, le report des élections locales, ce que l’on ne veut pas entendre aujourd’hui reviendra, naturellement, à la surface.

En d’autres termes, il faudrait considérer que cette opinion tramée sur fond du combat pour la vérité des urnes, nuit notoirement à la crédibilité des élections en RD. Congo.
Et surtout que tout récemment, la Cour constitutionnelle, elle qui est le dernier rempart de la justice congolaise, a ajouté de l’eau au moulin de tous les pourfendeurs de ces élections-là, quand bien même elle y revient avec sa chambre spéciale dans le dessein de tenter de corriger ce qu’elle appelle, elle-même, avec la tête dans les pâtes de ses juges, ‘’des erreurs matérielles’’ aux conséquences multiples et transversales.

D’ailleurs, à ce sujet, les Evêques, dans leur dernière déclaration, n’ont-ils pas dénoncé la corruption et la justice sélective et inique, en appelant Félix Tshisekedi à reconfigurer cette Cour Constitutionnelle ? Qui plus, dans cette déclaration intitulé :’’Libérez mon peuple’’, ils ont évoqué l’idée de sauvegarder l’unité du pays, de préserver les acquis, d’engager le pays sur la voie des valeurs cardinales.
Comment y arriver alors que l’exclusion, la tricherie et la fragilité de la coalition FCC-CACH, ces fléaux endémiques qui, si souvent, peuvent secréter des contradictions et des bouleversements indicibles, plus de cinq mois après l’alternance du 24 janvier 2019 ?
‘’Il faut un cadre, une table de réconciliation pour lever de nouvelles options politiques, concluait dernièrement, Samy Badibanga, dans un communiqué de presse repris ici, pour remémorer, à toutes fins utiles, l’intelligentsia politique rd-congolaise.

LPM