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Un code de l’eau a été édicté en République Démocratique du Congo depuis 2015. Il modifie le cadre juridique et institutionnel régissant le secteur de l’eau et a des incidences sur la Régideso qui, en principe, doit s’y adapter.

C’est la raison d’être de l’atelier qu’organise le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat (COPIREP), du jeudi 20 au vendredi 21 juin 2019, au Roméo Golf, pour permettre à toutes les parties prenantes de discuter du schéma institutionnel à mettre en œuvre pour réorganiser, adapter et préparer la REGIDESO à s'insérer dans ce nouvel environnement qui ouvre également le secteur à la concurrence. Comment la Régideso doit-elle réagir par rapport à tout cela ?

L'organisation de la REGIDESO doit donc être adaptée à cette nouvelle donne pour lui permettre de contractualiser le périmètre des prestations qu'elle est amenée à effectuer pour chaque province. Ce, étant donné que la responsabilité du service public de l'eau relève désormais des provinces et des ETD. Cette responsabilité porte notamment, sur la maîtrise d'ouvrage et l'approvisionnement de la population en eau potable.
Au fait, des innovations ont été introduites dans le cadre légal régissant la gestion du service public de l'eau en RDC à travers les dispositions constitutionnelles en la matière, la loi n°08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) et leurs rapports avec l'Etat et les Provinces, mais également la loi n° 15/026 du 31 décembre 2015 relative à l'eau.

Objectifs
Au cours dudit atelier de deux jours, trois thèmes y seront développés. Premièrement, l'analyse institutionnelle relative aux compétences, pouvoirs et rôles à venir des provinces et des ETD concernant le service public de l'AEP ainsi que la répartition des compétences entre ces institutions et entités et le pouvoir central. Ensuite, l'identification des conditions et modalités de l'évolution institutionnelle de la REGIDESO dans le contexte du nouveau cadre institutionnel du secteur de l'eau en RDC. Et, enfin, les options de réorganisation possible de la REGIDESO découlant du nouveau cadre institutionnel de l'approvisionnement en eau potable, assortis de leurs avantages et inconvénients. Une feuille de route sera élaborée indiquant les étapes à suivre pour conduire à bon port et avec le maximum de chances de succès le processus d'évolution institutionnelle de la REGIDESO. Les réflexions de l'atelier vont déboucher sur des propositions qui seront transmises au Gouvernement pour décision.

Cet atelier connaîtra la participation des Experts du Gouvernement Central et des Gouvernements provinciaux impliqués dans les questions touchant à la gestion du service public de l'eau, des experts indépendants du secteur, du COPIREP et de la REGIDESO. Mais aussi les experts des partenaires techniques et financiers du Gouvernement qui interviennent dans le secteur de l'eau potable en l'occurrence, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la KfW, la GIZ, l'Union Européenne, l'USAID, l'Agence Française de Développement, la DFID, la Coopération Belge, la Coopération Japonaise.

Des responsables de projets privés qui, aujourd'hui, contribuent à distribuer de l'eau en milieu périurbain ainsi qu'en milieu rural seront également invités à cet atelier pour témoigner de leurs expériences ainsi que la société civile.
Lorsqu’un environnement évolue il faut s’y adapter.

La Pros.