Si le 15 juin 2019, le gouvernement n’est pas toujours investi, et si le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nommé depuis le 20 mai 2019, ne présente pas son programme à l’Assemblée nationale, devant les élus du peuple, il y aura forcément une session extraordinaire au parlement.

Serrez-vos ceintures ! D’ici le 15 juin 2019, date prévue pour la clôture de la session ordinaire au parlement, à ce jour, il ne reste que 11 jours avant cette fin. En d’autres termes, l’heure de compte à rebours a déjà sonné…

En effet, après l’investiture du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, survenue le 24 janvier 2019, la République démocratique du Congo est toujours sans Gouvernement. Alors que les tractations s’intensifient dans le chef de la coalition politique FCC-CACH, le temps prévu pour investir le nouveau gouvernement ne pourrait, peut-être pas, intervenir à l’issue de cette session ordinaire, dont le chapitre va se renfermer momentanément ce samedi 15 juin 2019, pour s’ouvrir trois mois plutard, dixit la Constitution et le Règlement intérieur, soit le 15 septembre 2019. Tenant compte de tout cela, il est vrai que les jours s’égrainent consécutivement. Et, par ricochet, la traditionnelle session ordinaire du parlement de mars tend vers son terminus.

En attendant, faute de composition dudit gouvernement, le Premier ministre nouvellement nommé pourra ainsi continuer à attendre tranquillement la composition, la taille et la répartition du gouvernement de la coalition FCC-CACH. D’ailleurs, ce dernier n’aura à jouer aucun rôle quant à ce. Car, ayant été choisi sur base d’un accord entre FCC-CACH, ce dernier devra ainsi accepter de travailler avec les gens qui seront désignés par ladite coalition. Autrement dit, le Premier ministre va se soumettre au travail qui aura été fait en amont par sa grande famille politique. Dans tous les cas, à moins d’envisager une session extraordinaire, le nouvel exécutif est bien évidemment, contraint par le temps.

D’après des sources concordantes au sein de la coalition Front commun pour le Congo (FCC) – Cap vers le changement (CACH), les quotas de répartition des portefeuilles ministériels se discutent déjà et les propositions de noms seront soumises au formateur du gouvernement par les coordonnateurs des plateformes politiques précitées, sous l’arbitrage du chef de l’Etat, en vue de leurs nominations. Parlant de la répartition desdites portefeuilles, quelques médias parlent d’une répartition donnant 60 % au FCC, 20 % au CACH, 10 % à l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila, autorité morale du FCC et les 10 autres % au Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Merdi Bosengele